Sommet sur le rapprochement entre le Québec et les communautés

La ministre québécoise Sonia LeBel serre la main du président de la FCFA Jean Johnson lors de l’annonce du Sommet sur le rapprochement des francophonies canadiennes, Québec, 7 mai 2019

Annoncé conjointement par le gouvernement du Québec et la FCFA le 7 mai, le Sommet sur le rapprochement des francophonies canadiennes aura lieu en 2020 à Québec. Fruit de plusieurs mois de dialogue entre la Fédération et le gouvernement québécois, ce sommet vise à bâtir sur l’immense élan de solidarité des Québécois et des Québécoises, à l’automne 2018, face aux crises linguistiques qui ont affecté les francophones entre autres en Ontario et au Nouveau-Brunswick.

Comme l’a indiqué le président de la FCFA, Jean Johnson, « les remises en question de la place du français, qu’elles se fassent en Acadie, en Ontario, dans l’Ouest canadien ou au Québec, elles nous interpellent tous et toutes. Parce qu’au fond, ce qui est en jeu, c’est la légitimité de notre langue en terre d’Amérique. Parce qu’au fond, il n’y a qu’une des deux langues officielles du Canada qui est vraiment minoritaire dans le pays, et c’est le français ».

La Fédération souhaite que le sommet soit le point de départ d’une nouvelle solidarité de la francophonie canadienne pour faire face, ensemble, aux défis communs au niveau démographique et en ce qui a trait à la place du français au pays.

Lire le communiqué émis par la FCFA et le gouvernement du Québec

Lire les remarques du président de la FCFA à la conférence de presse d’annonce du Sommet

Le gouvernement du Québec et la FCFA annoncent conjointement un Sommet sur le rapprochement des francophonies canadiennes

Québec, le 7 mai 2019. – La ministre de la Justice et ministre responsable des Relations canadiennes et de la Francophonie canadienne, Mme Sonia LeBel, a annoncé, aujourd’hui, que le Québec sera l’hôte d’un Sommet sur le rapprochement des francophonies canadiennes les 16 et 17 juin 2020, à Québec. L’événement se tiendra en amont de la Conférence ministérielle sur la francophonie canadienne, qui aura lieu les 18 et 19 juin.

Le Sommet, organisé par le Secrétariat du Québec aux relations canadiennes, en partenariat avec la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada et le Centre de la francophonie des Amériques, réunira des représentants du Québec et des francophonies de l’ensemble des autres provinces et des territoires.

Ce grand rassemblement doit consolider les relations entre le Québec et les communautés francophones et acadiennes. Le gouvernement du Québec est à l’écoute des besoins et des attentes des francophones et francophiles, au pays, et compte sur cette démarche, notamment, pour alimenter les travaux visant à adopter une troisième politique du Québec en matière de francophonie canadienne.

Citations :

« L’année 2020 sera charnière pour la francophonie. Le moment est venu, pour le Québec, d’assumer un leadership à l’égard des différentes francophonies canadiennes. Le gouvernement du Québec accorde une importance à la vitalité et à la pérennité du français au Québec, mais aussi ailleurs au Canada. Nous continuerons d’appuyer nos actions en matière de francophonie canadienne, sur les valeurs que sont la solidarité, la justice, l’équité, la diversité et la collaboration. »

Sonia LeBel, ministre de la Justice et ministre responsable des Relations canadiennes et de la Francophonie canadienne

« Partout au Canada, les francophones ont en commun d’être dépositaires de cet héritage qu’est la langue française et d’être déterminés à le transmettre aux prochaines générations. Les crises linguistiques des derniers mois ont créé un intérêt renouvelé du Québec pour les communautés francophones et acadiennes. Il faut capitaliser sur cette amorce de nouvelle solidarité francophone et sur cette volonté d’action qui est en train de se créer. Le sommet sur le rapprochement est très important à cet égard. J’espère que nous y réaliserons que nous avons tous et toutes en commun un devoir d’agir, et d’agir maintenant, pour préserver la place du français au Canada et en terre d’Amérique. Nos enfants et nos petits-enfants nous en remercieront. »

Jean Johnson, président de la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada

Pour en savoir plus sur les actions du Québec en francophonie canadienne :

https://www.sqrc.gouv.qc.ca/francophonie-canadienne/index.asp

Langues autochtones : un devoir de solidarité – lettre ouverte de la FCFA sur le projet de loi C-91

Récemment, le gouvernement fédéral a présenté le projet de loi C-91, Loi concernant les langues autochtones. Ce projet de loi fait suite aux appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation, en 2015, sur la protection et la revitalisation des langues autochtones. Il affirme aussi la volonté du Canada de se conformer, en matière de droits linguistiques, à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

Alors que le temps se fait court avant la fin de la session parlementaire, la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada appelle les parlementaires à adopter ce projet de loi rapidement.

La lutte des peuples autochtones pour préserver leurs langues et les transmettre aux générations futures est non seulement juste, elle est fondamentale. Elle touche au cœur de l’identité de ces peuples auxquels tout a été pris au cours des derniers siècles.

Comme l’a si bien dit le juge Michel Bastarache, « les droits linguistiques ne sont pas des droits négatifs, ni des droits passifs; ils ne peuvent être exercés que si les moyens en sont fournis. Cela concorde avec l’idée préconisée en droit international que la liberté de choisir est dénuée de sens en l’absence d’un devoir de l’État de prendre des mesures positives pour mettre en application des garanties linguistiques. »

Notre sensibilité aux questions de droits linguistiques et de protection des langues autochtones nous impose un devoir de solidarité envers les Premières Nations, les Inuit et les Métis. Il y a là un pas qu’il appartient aux francophones de franchir dans cet exercice de réconciliation avec les peuples autochtones.

C’est pourquoi la FCFA du Canada appuie résolument le projet de loi pour la protection et la revitalisation des langues autochtones.

À ceux et celles qui seraient tentés par l’argument selon lequel il existerait un conflit entre la protection des langues autochtones et la protection et la promotion du français au pays, nous répondons qu’il s’agit là d’un faux débat. Un pays soucieux de diversité et de justice sociale comme le nôtre est tout à fait capable de conjuguer dualité linguistique et protection et revitalisation des langues autochtones.

C’est en grande partie grâce à l’appui des peuples autochtones que la francophonie a pu prendre racine au Canada il y a maintenant quatre siècles. À présent, dans une perspective de réconciliation, c’est à nous d’agir et de les appuyer.

 

Jean Johnson

Président, FCFA du Canada

Des questions capitales pour les francophones partout au pays devant la Cour suprême

La Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada se réjouit que la Cour suprême du Canada ait accepté d’entendre l’appel de la décision de la Cour d’appel de la Colombie-Britannique en matière d’éducation en langue française. La cause qui sera entendue par le plus haut tribunal du pays touche des questions capitales en ce qui a trait au financement de l’éducation en français, dont l’équivalence réelle entre les écoles de langue française et de langue anglaise et l’idée, évoquée par la Cour d’appel, que fournir aux francophones les édifices scolaires auxquels ils ont droit coûterait trop cher.

« Ce sont des questions fondamentales et d’envergure nationale qui sont maintenant devant la Cour suprême du Canada. Je suis content que la Cour ait accepté d’entendre cet appel, et maintenant il faut qu’on travaille fort pour gagner cette cause. En ces temps de contestation de la dualité linguistique, on ne peut pas laisser en place une jurisprudence qui permet à des considérations politiques de primer sur nos droits en ce qui a trait au financement de nos écoles », déclare le président de la FCFA, Jean Johnson.

La FCFA salue le Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique et la Fédération des parents francophones de la Colombie-Britannique, qui avec d’autres ont porté cette cause jusqu’au plus haut tribunal du pays.

Déclaration du président de la FCFA en appui à l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario

Le président de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada, Jean Johnson, a émis la déclaration suivante concernant les propos de la ministre ontarienne Caroline Mulroney en ce qui a trait au rôle de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario :

« Je suis déçu de lire des propos qui accusent l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario de jouer des jeux politiques de manière partisane. Je trouve que ces propos traduisent une mauvaise compréhension du rôle d’un organisme porte-parole francophone. Un organisme ne sert pas de porte-voix pour un parti mais pour une communauté. Sa seule allégeance, c’est à la francophonie de sa province ou de son territoire.

Le rôle de l’AFO, et des organismes porte-parole des communautés francophones et acadiennes ailleurs au pays, est de porter auprès des deux paliers de gouvernement les attentes de la collectivité qu’ils représentent. Dans le cas de l’Ontario, l’AFO porte clairement une attente de la collectivité franco-ontarienne : que tant la ministre Joly que la ministre Mulroney agissent en championnes de la francophonie, au-delà de la politique partisane.

J’ai toujours dit que la dualité linguistique est une valeur fondamentale qui doit rassembler tous les partis. La FCFA a d’ailleurs sans cesse invité les partis politiques fédéraux à envisager la modernisation de la Loi sur les langues officielles comme un enjeu non-partisan. Aujourd’hui, je réitère cette position en invitant tant la ministre Mulroney que la ministre Joly à élever le discours sur la meilleure manière d’appuyer la francophonie ontarienne.

La FCFA se tient debout aux côtés de l’AFO et défend l’allégeance de celle-ci à la francophonie ontarienne.

Ouverture de la période de mise en candidature pour la présidence de la FCFA

La Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada accepte à compter d’aujourd’hui des candidatures à la présidence de l’organisme, en vue d’une élection qui aura lieu lors de la 44e assemblée générale annuelle le 8 juin prochain. Le président ou la présidente de la FCFA est élu pour un mandat de deux ans.

En vertu des règles de gouvernance, seuls les membres en règle de la Fédération peuvent présenter des candidatures aux postes en élection. La FCFA invite donc les individus intéressés à s’adresser à l’un des 18 organismes membres pour solliciter leur appui à leur candidature.

Les renseignements sur le processus de mise en candidature, incluant le profil de compétences de la présidence et le formulaire de candidature, se trouvent sur le site Web de la FCFA. Les candidatures seront acceptées jusqu’au mardi 21 mai.

La FCFA comblera également lors de son assemblée générale annuelle un poste de représentante ou représentant des organismes porte-parole au bureau de direction.

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