Six provinces et un territoire en cour pour contester le coût d’écoles francophones de qualité équivalente. Qu’en pensent les partis fédéraux?

« Ça fait 50 ans que le français est une langue officielle au pays et pourtant, encore une fois, les francophones sont obligés d’aller en cour pour défendre des droits à l’éducation qui leur sont acquis. C’est une injustice fondamentale et il faut que ça cesse ». C’est ce qu’a déclaré le président de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada, Jean Johnson, alors que le plus haut tribunal du pays est à Winnipeg pour entendre la cause du Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique (CSFCB).

La FCFA trouve absolument aberrant que six provinces et un territoire soient intervenues dans cette cause pour dire, essentiellement, que le droit à des écoles francophones de qualité équivalente coûte trop cher. « Quand est-ce qu’on va cesser de traiter le français comme une langue d’accommodement ? Quand est-ce que les provinces et les territoires vont comprendre que le français est une langue officielle de ce pays depuis 50 ans et a un statut égal à l’anglais ? », s’interroge M. Johnson.

Pour la Fédération, ce retour des francophones en Cour suprême illustre encore une fois que la légitimité du français est en crise au pays. Plus que jamais, en pleine campagne électorale, il est important que les partis politiques fédéraux s’adressent à ce problème.

« Je m’adresse aujourd’hui aux chefs de partis fédéraux. Que pensent-ils du fait que dans une salle de tribunal à Winnipeg, les francophones font face à l’opposition en bloc de sept provinces et territoires sur une question fondamentale en matière d’accès à l’éducation en français ? Est-ce que c’est ça, le pays qu’on veut, un Canada où on respecte les droits en autant que ça ne coûte pas trop cher ? » demande M. Johnson.

Déclaration à l’occasion du Jour des Franco-Ontariens et des Franco-Ontariennes

Le président de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada, Jean Johnson, a émis la déclaration suivante pour souligner le Jour des Franco-Ontariens et des Franco-Ontariennes :

« En ce 25 septembre, j’ai d’abord une pensée pour le grand militant franco-ontarien Yves Saint-Denis. Jusqu’à son départ plus tôt ce mois-ci, ce combattant de la langue française s’est tenu fermement debout, incarnant une francophonie qui a le courage de ses convictions.

Cette francophonie, c’est celle qui s’est levée debout le 1er décembre 2018 dans des villes et villages d’un bout à l’autre de l’Ontario. C’est celle qui, forte de dizaine de milliers de manifestants et de manifestantes, a eu l’audace de persister à dire qu’elle l’obtiendrait, l’université de l’Ontario français. C’est celle qui est demeurée mobilisée jusqu’à ce qu’une entente pour le financement soit conclue il y a quelques semaines, et qui saura demeurer mobilisée pour récupérer l’indépendance du commissaire aux services en français.

Il y a présentement crise de légitimité du français comme langue officielle au pays. Mais les Franco-Ontariens et les Franco-Ontariennes savent très bien que l’avenir est à ceux qui luttent. Je les appelle, durant cette campagne électorale, à demander des engagements de leurs candidats et candidates envers l’égalité réelle du français avec l’anglais au Canada. Je les appelle à demander une Loi sur les langues officielles modernisée, une Loi respectée, une Loi avec des dents.

Avec des centaines de milliers de Franco-Ontariens et Franco-Ontariennes, je suis fier de dire, aujourd’hui, demain et toujours : nous sommes, nous serons ».

Déclaration concernant les remarques du chef du Bloc Québécois en solidarité avec les communautés francophones et acadiennes

Le président de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada, Jean Johnson, a émis la déclaration suivante concernant les remarques du chef du Bloc Québécois, Yves-François Blanchet, sur la modernisation de la Loi sur les langues officielles :

« La dualité linguistique, c’est l’affaire de tous les partis qui aspirent à siéger à la Chambre des communes. Tous sont appelés à se positionner à cet égard. Après l’engagement du chef du NPD hier, j’apprécie les déclarations d’Yves-François Blanchet en solidarité avec les communautés francophones et acadiennes et, surtout, les propositions claires du Bloc Québécois pour la modernisation de la Loi sur les langues officielles. Ce genre de propositions claires, c’est ce qu’on cherche de tous les partis et j’appelle les chefs du Parti libéral, du Parti conservateur et du Parti Vert à préciser leurs intentions à cet égard.

Le Bloc appuie plusieurs changements que la FCFA souhaite voir dans la Loi, comme l’obligation de bilinguisme pour les juges à la Cour suprême du Canada et la stimulation de la croissance démographique de nos communautés par l’immigration francophone. La proposition d’inclure dans la Loi une reconnaissance des réalités spécifiques et distinctes des minorités de langue française au pays est aussi la bienvenue.

Les Québécoises, les Québécois et les communautés francophones et acadiennes ont en commun d’être inquiets de la perte de statut du français 50 ans après l’adoption de la Loi sur les langues officielles de 1969. C’est pourquoi la FCFA propose que le préambule d’une Loi modernisée reconnaisse clairement que le français est la langue officielle minoritaire au pays et en Amérique du Nord et qu’il faut des mesures spécifiques pour protéger cette langue ».

 

Statement Following Remarks by Jagmeet Singh on Modernization of Official Languages Act

Jean Johnson, president of the Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada, made the following statement regarding NDP leader Jagmeet Singh’s remarks on the modernization of the Official Languages Act:

“I appreciate the leader of the NDP confirming, during his visit in Acadie-Bathurst this morning, his party’s commitment to immediately modernize the Official Languages Act and strengthen language rights should he form the next government after October 21.

However, I invite Mr. Singh and other party leaders to go one step further. Since Canada marked the 50th anniversary of the 1969 Official Languages Act two weeks ago, national media has started to pay more attention to the issue of loss of legitimacy of French as an official language in Canada. Furthermore, in the past two years several stakeholders have given substantial thought not only to why the Act should be modernized, but how.

In this context, I want to invite party leaders to flesh out, concretely, what they would see in a modernized Official Languages Act. They are welcome to refer to the proposal for a thorough overhaul of the Act presented by the FCFA last March for this purpose.”

Déclaration à la suite des remarques de Jagmeet Singh sur la modernisation de la Loi sur les langues officielles

Le chef du NPD était dans la circonscription d’Acadie-Bathurst ce matin. Il a déclaré que son parti moderniserait « immédiatement » la Loi sur les langues officielles.

Le président de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada, Jean Johnson, a émis la déclaration suivante concernant les remarques du chef du NPD, Jagmeet Singh, sur la modernisation de la Loi sur les langues officielles :

« J’apprécie que le chef du NPD, de passage dans la circonscription d’Acadie-Bathurst ce matin, ait confirmé l’engagement de son parti à moderniser immédiatement la Loi sur les langues officielles et à renforcer les droits linguistiques s’il est porté au pouvoir le 21 octobre.

Toutefois, j’invite le chef du NPD et ceux des autres partis à franchir un pas de plus. Nous venons de souligner il y a deux semaines le 50e anniversaire de la Loi sur les langues officielles, dans un contexte où les médias nationaux commencent à porter plus d’attention à la perte de légitimité du français au pays. Les deux dernières années ont vu des réflexions de fond, non pas uniquement sur le pourquoi mais surtout sur le comment de la modernisation de la Loi.

J’invite donc les chefs de partis à donner plus de détails sur ce qu’ils verraient, concrètement, dans une Loi modernisée et respectée, une Loi avec des dents. La FCFA a présenté en mars une proposition de projet de loi exhaustive, dont ils peuvent s’inspirer ».

La campagne électorale est officiellement lancée : mettez la francophonie et les langues officielles sur le bulletin de vote!

« Aujourd’hui, je demande aux citoyens et aux citoyennes de se tenir debout et de demander que les partis, les candidats et les candidates s’engagent à faire respecter le français comme langue officielle du pays ». C’est ce qu’a déclaré le président de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada, Jean Johnson, en ce premier jour de la campagne électorale fédérale.

La FCFA invite les Canadiens et les Canadiennes à se rendre sur le site votezlanguesofficielles.ca, où ils peuvent en quelques clics envoyer des lettres demandant aux candidats et candidates de leur circonscription de s’engager à moderniser la Loi sur les langues officielles pour qu’elle soit véritablement respectée.

Depuis le début du mois d’août, la FCFA et ses membres ont rencontré plus de 80 candidats et candidates partout au pays pour sonner l’alarme quant à la perte de statut du français au pays et réclamer cette modernisation de la Loi.

« Maintenant, j’en appelle à tous ceux et toutes celles qui sont inquiets des remises en question de la légitimité du français au pays, à tous ceux et toutes celles qui tiennent à nos deux langues officielles comme valeur fondamentale de notre pays. Ayons le courage de nos convictions et exigeons une nouvelle Loi pour réaliser une fois pour toutes l’égalité réelle du français avec l’anglais au pays », souligne M. Johnson.

La FCFA poursuit ses rencontres et tables rondes avec les candidats et les candidates des principaux partis dans une variété de villes jusqu’à la fin du mois de septembre.

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