Nomination de Kelly Burke pour le poste de commissaire aux langues officielles : réaction de la FCFA

La Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada accueille positivement la nomination de Kelly Burke à titre de successeure de Raymond Théberge au poste de commissaire aux langues officielles. Le certificat de nomination a été déposé cet après-midi par Kevin Lamoureux, secrétaire parlementaire du leader du gouvernement en Chambre.

Pour la FCFA, c’est une nouvelle qui arrive à point nommé, puisque le Parlement s’apprête à étudier les projets de règlements qui doivent encadrer l’application de la nouvelle Loi sur les langues officielles.

« Nous sommes à une étape charnière et ce n’est vraiment pas le moment de laisser vacant le poste de commissaire aux langues officielles. Nous avons besoin d’une commissaire qui fera partie du processus pour veiller à ce que les règlements remplissent la promesse de la Loi sur les langues officielles modernisée », souligne la présidente de la FCFA, Liane Roy.

Francophone originaire de Cornwall, avocate de formation, Kelly Burke a notamment été sous-ministre adjointe au ministère des Affaires francophones de l’Ontario, avant de devenir commissaire aux services en français de la province en 2020. Sa nomination présente certainement bon nombre d’atouts, dont une connaissance des réalités des communautés francophones et acadiennes.

« La FCFA a été claire par rapport à ses attentes en ce qui a trait à prochaine commissaire aux langues officielles. Outre la connaissance de nos communautés, nous tenions à ce que la personne qui succéderait à Raymond Théberge connaisse bien la Loi sur les langues officielles modernisée et la nouvelle approche que celle-ci représente. Mme Burke coche plusieurs cases importantes et nous lui offrons notre entière collaboration », indique Mme Roy.

La nomination de Kelly Burke doit maintenant être avalisée par le Parlement. Lorsqu’elle entrera en fonction, la nouvelle commissaire disposera, grâce à la modernisation de la Loi, de nouveaux pouvoirs d’ordonnance et de sanction en cas d’infractions par les institutions fédérales. La FCFA compte sur le leadership de Mme Burke et l’encourage à utiliser pleinement tous les outils à sa disposition pour veiller au respect de la Loi.

La FCFA réagit au dépassement des cibles du Canada en immigration francophone pour 2025

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 La Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada est encouragée de voir que le gouvernement fédéral a de nouveau dépassé – en pourcentages – sa cible en matière d’immigration francophone en 2025. Toutefois, en nombres absolus, le pays a accueilli, ailleurs qu’au Québec, moins de résidentes et résidents permanents de langue française qu’en 2024, montrant l’ampleur du travail qu’il reste à faire pour freiner le déclin démographique de la francophonie.

Aujourd’hui à Moncton, la ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, l’hon. Lena Diab, a annoncé que 8,9 % des résidentes et résidents permanents admis en 2025 étaient d’expression française, alors que la cible était de 8,5 %. Cela représente 29 500 personnes contre 30 550 en 2024.

 

« Nous ne sommes pas encore où nous devrions être, mais nous progressons dans la bonne direction et la volonté politique, qui fait toute la différence, est là », a souligné la présidente de la FCFA, Liane Roy, qui était présente à l’annonce de la ministre.

Face à des critiques récentes, dans les médias de langue anglaise, des mesures prises pour favoriser l’immigration francophone, la FCFA a tenu à rappeler que ces mesures sont conçues pour un rattrapage après des années de stagnation où le Canada a accueilli, proportionnellement, beaucoup plus d’immigrants et d’immigrantes d’expression anglaise.

« Pendant plusieurs années, il y a eu un déséquilibre et comme résultat, le poids démographique de la francophonie a chuté. Or, maintenir un des traits fondamentaux de l’identité canadienne, c’est bon pour la souveraineté de notre pays », explique Mme Roy.

La présidente de la FCFA a aussi noté l’avantage économique majeur que représente la croissance, grâce à l’immigration francophone, de la main-d’œuvre bilingue du pays. « Nous avons la chance d’avoir pour langues officielles le français et l’anglais, parlés sur cinq continents. Alors que le Canada cherche à diversifier ses marchés et ses alliances, c’est un avantage stratégique crucial », souligne-t-elle.

À cet égard, l’emphase sur l’immigration francophone reflète un large consensus politique non seulement au fédéral, mais également au niveau des provinces et des territoires – qui bénéficieront d’ailleurs, comme l’a annoncé la ministre Diab ce matin, de 5 000 certificats de désignation supplémentaire, à condition de choisir des candidats et candidates francophones. C’est une nouvelle que la Fédération accueille positivement.

La FCFA estime aussi important qu’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada continue à renforcer les capacités des services d’accueil et d’intégration en français.

 

FCFA Reaction to Canada Exceeding its Francophone Immigration Targets for 2025

The Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada, a national organization representing Canada’s French-language minority communities, is encouraged to see that the federal government has once again exceeded—in percentage terms—its target for Francophone immigration in 2025. However, in absolute numbers, the country welcomed fewer French-speaking permanent residents outside Quebec than in 2024, demonstrating the extent of the work that remains to be done to halt the demographic decline of Francophone minority communities.

Today in Moncton, the Minister of Immigration, Refugees, and Citizenship, the Honorable Lena Diab, announced that 8.9% of permanent residents admitted in 2025 were French-speaking, while the target was 8.5%. This represents 29,500 people, compared to 30,550 in 2024.

“We are not yet where we should be, but we are moving in the right direction and there is substantial political will, which makes all the difference” said FCFA President Liane Roy, who was present at the minister’s announcement.

In response to recent criticism in the English-language media of measures taken to promote Francophone immigration, the FCFA is keen to point out that these measures are designed to make up for years of stagnation during which Canada welcomed proportionally many more English-speaking immigrants.

“For several years, there has been an imbalance, and as a result, the demographic weight of the French-speaking community has declined. However, maintaining one of the fundamental traits of Canadian identity is good for our country’s sovereignty,” explains Ms. Roy.

The FCFA’s president also emphasized that the growth of the country’s bilingual workforce, thanks to Francophone immigration, is a major economic asset for Canada. “We are fortunate to have French and English – spoken on five continents – as our official languages. As Canada seeks to diversify its markets and alliances, this is a crucial strategic advantage,” she said.

In this regard, the emphasis on Francophone immigration reflects a broad political consensus not only at the federal level, but also at the provincial and territorial levels—which, as Minister Diab announced this morning, will benefit from 5,000 additional designation certificates, provided they select Francophone candidates. This is news that the Federation welcomes.

The FCFA also considers it important that Immigration, Refugees and Citizenship Canada continue to strengthen the capacity of French-language reception and integration services.

La FCFA en comité parlementaire sur les sanctions administratives pécuniaires (SAP)

Le 9 décembre, la FCFA était au Parlement pour commenter un des éléments-clé pour la mise en œuvre de la nouvelle Loi sur les langues officielles : le projet de règlement sur le pouvoir du commissaire aux langues officielles d’imposer des sanctions aux institutions fédérales qui enfreignent la Loi.

Ce projet de règlement sur ce qu’on appelle les « sanctions administratives pécuniaires » (SAP) définit comment ce pouvoir du commissaire doit s’appliquer. Devant le Comité permanent des Langues officielles de la Chambre des communes, la présidente de la FCFA, Liane Roy, a déploré la lourdeur du processus que le règlement impose au commissaire. Elle a rappelé que pour les francophones, ce qui compte c’est d’avoir de véritables recours lorsque les institutions fédérales enfreignent la Loi à répétition. À cet égard, un fardeau administratif trop lourd constitue un frein plutôt qu’un encouragement au commissaire à utiliser ce pouvoir.

Lire l’allocution de la FCFA

 

Candidature d’Ottawa pour le Sommet de la Francophonie 2028 : un immense potentiel de rayonnement, dit la FCFA

La Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada accueille avec beaucoup d’enthousiasme l’annonce faite ce matin par le Premier ministre Mark Carney concernant la candidature d’Ottawa pour accueillir le Sommet de la Francophonie en 2028. La FCFA offre tout son soutien et celui de son réseau pour le succès de cet événement.

« C’est une très grande fierté d’apprendre cette nouvelle parce que nous avons mis des efforts, au cours des derniers mois, pour encourager le gouvernement fédéral à présenter la candidature du Canada. Nous avons été entendus par le Premier ministre et nous sommes très heureux qu’il reconnaisse tout le potentiel de la Francophonie – forte de 90 pays membres pour la diversification des marchés de notre pays », souligne la présidente de la FCFA, Liane Roy.

En octobre, la FCFA a cosigné avec quatre autres organismes de son réseau une lettre au Premier ministre Carney sollicitant son appui à la candidature d’Ottawa. Ces organismes étaient l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario, la Société nationale de l’Acadie, la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse et la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick.

Un quart de siècle s’est écoulé depuis qu’un événement majeur de la Francophonie a eu lieu dans les communautés francophones et acadiennes, le dernier en date étant les Jeux de la Francophonie de 2001 à Ottawa-Gatineau. Le VIIIe Sommet de la Francophonie avait eu lieu à Moncton (Nouveau-Brunswick) en 1999.

« Ce sont des occasions qui servent à renforcer la fierté francophone au sein de nos communautés. Nous sommes prêts à travailler avec le gouvernement fédéral pour organiser un volet citoyen et culturel fort durant le Sommet pour montrer au monde entier la diversité et la richesse de la francophonie canadienne », indique Mme Roy.

La FCFA estime qu’un Sommet à Ottawa contribuera aussi à diversifier et consolider les liens culturels, politiques et économiques de la francophonie canadienne avec les populations qui parlent le français sur cinq continents.

La FCFA accueille positivement la nomination de Marc Miller aux Langues officielles

La Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada félicite le nouveau ministre de l’Identité et de la Culture canadiennes et ministre responsable des Langues officielles, l’hon. Marc Miller, et est prête à collaborer avec lui. La Fédération connait bien le ministre Miller, puisqu’elle a déjà travaillé avec lui de façon productive lorsqu’il était à Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada.

« Au cours de son passage à Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, le ministre Miller a débuté le virage en ce qui a trait à l’augmentation des cibles en matière d’immigration francophone et en prenant des mesures pour que ces cibles soient atteintes en 2023 et 2024. C’est un ministre avec une approche très pragmatique et on compte sur lui pour appliquer cette approche pour livrer du concret en matière de langues officielles », souligne la présidente de la FCFA, Liane Roy.

La Fédération souhaite rencontrer rapidement le ministre pour clarifier sa vision en matière de langues officielles et son calendrier pour passer à l’action sur le dépôt des règlements pour la mise en œuvre de la nouvelle Loi sur les langues officielles.

Dans un contexte où le gouvernement entreprend un exercice de compressions budgétaires, il est particulièrement important que le portefeuille des Langues officielles soit géré par un ministre qui puisse s’assurer, données à l’appui, qu’on protège les engagements gouvernementaux envers les minorités francophones et que des coupes n’affaiblissent pas les capacités du gouvernement de s’acquitter de ses responsabilités en matière de langues officielles.

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