Déclaration à l’occasion de la Journée de la Francophonie 2026

En cette Journée internationale de la Francophonie, nous affirmons avec fierté ce qui constitue l’un des piliers de la différence canadienne. Dans un monde qui connait présentement des réalignements importants, la francophonie canadienne n’est pas qu’un élément identitaire; c’est un avantage majeur pour notre pays sur le plan économique et géopolitique. C’est la porte d’entrée vers un espace qui, selon les chiffres publiés par l’Organisation internationale de la Francophonie lundi dernier, compte maintenant 396 millions de francophones.   

Le thème de cette année, Génération paix, nous invite à voir en notre jeunesse francophone les artisans et artisanes d’un dialogue renouvelé. Nos jeunes ne se contentent pas de parler français; ils utilisent notre langue pour créer des liens et parler des enjeux qui les préoccupent. C’est de cette manière qu’ils expriment leur leadership en francophonie, et il faut leur créer les conditions et l’espace pour qu’ils et elles puissent l’exercer. 

Ces deux composantes – l’accès du Canada à la Francophonie comme marché mondial, et le leadership de la jeunesse en francophonie – ont en commun de passer par le renforcement de la vitalité du français là où ça compte le plus : dans la communauté, dans nos institutions, dans la vie quotidienne. Chaque jour, des dizaines de milliers d’individus y travaillent.  

Je tiens à témoigner ma reconnaissance envers les bâtisseurs et bâtisseuses, les gens d’affaires et les bénévoles qui, par leur dévouement, assurent le rayonnement de notre langue. Cette journée vous appartient. Célébrons avec audace cette francophonie qui nous définit et qui nous unit. 

Bonne Journée internationale de la Francophonie ! 

Déclaration à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes

La présidente de la FCFA, Liane Roy, a émis la déclaration suivante pour souligner la Journée internationale des droits des femmes :

« Alors que la FCFA célèbre son 50e anniversaire, je tiens à remercier chaleureusement les femmes qui ont contribué à l’avancement de la cause de notre organisme et de son réseau au fil du temps. C’est grâce au leadership de Jeannine Séguin, présidente de 1980 à 1983, que des droits constitutionnels à l’éducation en français ont été intégrés à la Charte canadienne des droits et libertés. C’est grâce au leadership de Lise Routhier-Boudreau que s’est tenu le Sommet des communautés francophones et acadiennes en 2007, et on doit à celui de Marie-France Kenny (2009-2015) une période de rayonnement important de la FCFA à l’international. Alors qu’une nouvelle génération de leadership investi nos organismes, il demeure important de prendre des mesures concrètes et continues pour assurer que des femmes assument des postes décisionnels.

Dès 1976, la Fédération nationale des femmes canadiennes-françaises – aujourd’hui l’Alliance des femmes de la francophonie canadienne – était à la table de la FCFA. Cette présence active met en relief l’idée que des questions comme l’équité salariale, l’élimination de la violence faite aux femmes et les défis d’intégration des femmes immigrantes sont des enjeux de la francophonie, parce qu’ils affectent les femmes de la francophonie.

Aujourd’hui, nous soulignons une journée consacrée aux droits des femmes – mais rappelons-nous que l’égalité des genres n’est pas encore chose faite, loin de là, et que nous devons nous y consacrer 365 jours par année.

J’exprime également aujourd’hui notre solidarité avec les femmes transgenre, à un moment où leurs droits sont menacés. Notre francophonie se définit par son intersectionnalité et nous gagnons tous et toutes à reconnaitre celle-ci ».

“Pas du tout à la hauteur des attentes” : la FCFA sur les règles proposées pour appliquer la Loi sur les langues officielles

« Si ce document est adopté, 10 années de travail pour moderniser la Loi sur les langues officielles risquent d’avoir été en vain ». C’est ce qu’a déclaré aujourd’hui la présidente de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada, Liane Roy, concernant l’avant-projet de règlement proposé par le Secrétariat du Conseil du Trésor pour l’application d’une partie cruciale de la nouvelle Loi sur les langues officielles.

La FCFA comparaissait cet après-midi en comité parlementaire pour commenter cet avant-projet de règlement, qui porte spécifiquement sur la partie de la Loi où se trouve l’engagement du gouvernement à promouvoir et protéger le français, ainsi qu’à appuyer le développement des minorités de langue officielle. Le règlement sur cette partie de la Loi, une fois adopté, déterminera comment les institutions fédérales rempliront cet engagement.

« Quand les parlementaires ont voté pour moderniser la Loi sur les langues officielles, il y a deux ans, il y avait clairement un sentiment d’urgence par rapport au déclin du français et une intention d’agir pour freiner ce déclin. Les règles du jeu que propose le Secrétariat du Conseil du Trésor pour mettre en œuvre cette partie de Loi sont à des années-lumière de ce que cette intention des parlementaires », déplore Mme Roy.

Là où la nouvelle Loi a clairement reconnu que le français est vulnérable et a besoin de mesures spécifiques de protection et de promotion, l’avant-projet de règlement est muet sur cette approche différenciée.  Là où il faudrait aux institutions fédérales sur quoi faire et quels types de mesures positives prendre pour appuyer le développement des communautés francophones et acadiennes, l’avant-projet de règlement est excessivement vague.

La FCFA a émis des recommandations tangibles pour améliorer le texte. Elle insiste, par exemple, sur l’importance de demander aux institutions fédérales de développer des manières de mesurer concrètement les écarts à combler en matière d’égalité réelle entre le français et l’anglais, et de tout faire pour encourager l’inclusion de clauses linguistiques dans les ententes de transfert fédérales-provinciales/territoriales.

« Le Secrétariat du Conseil du Trésor doit absolument retourner à la table à dessin et surtout, il doit le faire en tenant mieux compte de ce que nos communautés ont à dire. Cela fait 50 ans que nous, les francophones en milieu minoritaire, vivons avec les failles de la Loi sur les langues officielles. Nos demandes sont basées sur notre expérience », souligne Mme Roy.


À lire : la FCFA a déposé aujourd’hui au Comité permanent des langues officielles des Communes un mémoire incluant ses demandes de modifications à l’avant-projet de règlement.

Sanctions administratives pécuniaires pour infractions à la Loi sur les langues officielles – mémoire de la FCFA

La Loi sur les langues officielles, modernisée en 2023, prévoit que le commissaire aux langues officielles peut imposer des sanctions administratives pécuniaires (SAP) aux institutions fédérales et entreprises de transport pour des infractions à leurs obligations linguistiques. À l’automne 2025, le gouvernement a présenté un avant-projet de règlement pour encadrer ce pouvoir d’émettre des sanctions.

La FCFA a publié un mémoire pour commenter l’avant-projet de règlement et recommander des modifications pour le rendre plus fort et mordant. Parmi les recommandations :

  • Alléger le processus d’enquête que devra suivre le commissaire aux langues officielles avant d’émettre une sanction;
  • Augmenter le plafond des sanctions pécuniaires prévues pour une plus grande dissuasion des entreprises délinquantes;
  • Appliquer le règlement à toutes les entreprises de transport assujetties à la Loi sur les langues officielles.

Lire le mémoire de la FCFA

La FCFA souligne le Mois de l’histoire des Noirs

La présidente de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada, Liane Roy, a émis la déclaration suivante pour souligner le début du Mois de l’histoire des Noirs :

« En francophonie canadienne, les personnes noires sont leaders, artistes, gens d’affaires, enseignants et enseignantes, professionnels et professionnelles de l’administration ou de la santé. Au fil du temps, ils et elles ont contribué à faire vivre nos organismes et nos institutions et à faire rayonner le français au quotidien d’une multitude de manières.

Célébrer ces contributions et s’en inspirer est d’autant plus important que les obstacles et discriminations fondées sur la race demeurent beaucoup trop présents en ces temps marqués par une montée des discours intolérants. Mettre en lumière ces contributions, c’est affirmer haut et fort que notre francophonie est forte de la diversité qu’y apportent les personnes noires, ainsi que les immigrants et les immigrantes.

En ce Mois de l’histoire des Noirs, la FCFA propose un club de lecture sur le roman Le bonheur est un parfum sans nom, de l’auteur Didier Leclair. La Fédération propose une rencontre en ligne avec l’auteur le 25 février, à laquelle il est possible de s’inscrire.  C’est une des mille et une manières dont les francophones peuvent, durant ce mois, prendre la mesure de tout ce qu’apportent les personnes noires à rêver, créer et bâtir la francophonie ».

 

Nomination de Kelly Burke pour le poste de commissaire aux langues officielles : réaction de la FCFA

La Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada accueille positivement la nomination de Kelly Burke à titre de successeure de Raymond Théberge au poste de commissaire aux langues officielles. Le certificat de nomination a été déposé cet après-midi par Kevin Lamoureux, secrétaire parlementaire du leader du gouvernement en Chambre.

Pour la FCFA, c’est une nouvelle qui arrive à point nommé, puisque le Parlement s’apprête à étudier les projets de règlements qui doivent encadrer l’application de la nouvelle Loi sur les langues officielles.

« Nous sommes à une étape charnière et ce n’est vraiment pas le moment de laisser vacant le poste de commissaire aux langues officielles. Nous avons besoin d’une commissaire qui fera partie du processus pour veiller à ce que les règlements remplissent la promesse de la Loi sur les langues officielles modernisée », souligne la présidente de la FCFA, Liane Roy.

Francophone originaire de Cornwall, avocate de formation, Kelly Burke a notamment été sous-ministre adjointe au ministère des Affaires francophones de l’Ontario, avant de devenir commissaire aux services en français de la province en 2020. Sa nomination présente certainement bon nombre d’atouts, dont une connaissance des réalités des communautés francophones et acadiennes.

« La FCFA a été claire par rapport à ses attentes en ce qui a trait à prochaine commissaire aux langues officielles. Outre la connaissance de nos communautés, nous tenions à ce que la personne qui succéderait à Raymond Théberge connaisse bien la Loi sur les langues officielles modernisée et la nouvelle approche que celle-ci représente. Mme Burke coche plusieurs cases importantes et nous lui offrons notre entière collaboration », indique Mme Roy.

La nomination de Kelly Burke doit maintenant être avalisée par le Parlement. Lorsqu’elle entrera en fonction, la nouvelle commissaire disposera, grâce à la modernisation de la Loi, de nouveaux pouvoirs d’ordonnance et de sanction en cas d’infractions par les institutions fédérales. La FCFA compte sur le leadership de Mme Burke et l’encourage à utiliser pleinement tous les outils à sa disposition pour veiller au respect de la Loi.

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