Les grandes priorités politiques de la FCFA en 2022

Modernisation de la Loi sur les langues officielles, nouvelles cibles en matière d’immigration francophone, plan d’action pour les langues officielles 2023-2028 du gouvernement fédéral, nouvelle politique du Québec en matière de francophonie canadienne : voilà les grands dossiers politiques prioritaires pour la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada pour l’année qui s’amorce.

« Pour la modernisation de la Loi sur les langues officielles, après cinq ans de travail, on est finalement dans le dernier droit et le gouvernement nous promet un nouveau projet de loi vers le début février. Maintenant, il faut absolument intégrer à ce projet de loi les éléments qui garantiront le respect de la nouvelle Loi », martèle la présidente de la Fédération, Liane Roy.

La FCFA estime absolument essentiel que le projet de loi :

  • Désigne le Conseil du Trésor comme seule agence responsable de la coordination et de la mise en œuvre de la Loi sur les langues officielles ;
  • Confère au commissaire aux langues officielles des pouvoirs d’ordonnance et de sanction sous la partie VII de la Loi, qui traite de l’appui aux minorités de langues officielles et de la promotion de l’égalité du français et de l’anglais ;
  • Amende la partie VII pour préciser les obligations des institutions fédérales en matière de consultation des minorités de langue officielle, clarifier le type de mesures positives qu’elles doivent adopter en appui au développement de ces minorités et énoncer l’obligation d’inclure des clauses linguistiques fortes dans les ententes fédérales-provinciales/territoriales ;
  • Spécifie que le gouvernement doit adopter une politique en matière d’immigration francophone avec l’objectif explicite de rétablir et faire croître le poids démographique de la francophonie.

À cet égard, la FCFA rappelle qu’une étude du commissaire aux langues officielles a illustré, récemment, l’échec du gouvernement fédéral en termes d’atteinte de la cible fixée il y a presque 20 ans en matière d’immigration au sein des communautés francophones en situation minoritaire. En 2022, la Fédération s’attend à de l’action urgente et décisive à cet égard.

« Ça fait deux décennies que le gouvernement ne réussit pas à faire en sorte que 4,4 % des immigrants et immigrantes qui s’établissent ailleurs qu’au Québec chaque année soient d’expression française. On est dans le domaine des torts irréparables à la vitalité de la francophonie, et il faudra une nouvelle cible beaucoup plus ambitieuse », explique Mme Roy.

La FCFA se prépare également aux consultations qui auront lieu en vue du prochain plan d’action pour les langues officielles 2023-2028 du gouvernement fédéral. Ce nouveau plan devra notamment s’adresser à la grave pénurie de main-d’œuvre au sein de la francophonie et à la fragilité de réseaux et d’organismes mis à mal par deux années de pandémie.

Enfin, la Fédération poursuivra ses démarches de rapprochement avec le Québec, notamment avec la tenue au printemps 2022 d’une première journée annuelle de suivis au Sommet sur le rapprochement des francophonies canadiennes de l’an dernier. Cette journée a pour but de mettre en chantier des projets pancanadiens de développement avec l’engagement de partenaires du Québec. La FCFA surveille aussi de près la publication de la nouvelle Politique du Québec en matière de francophonie canadienne et suivra avec beaucoup d’intérêt les travaux parlementaires sur le projet de loi 96, Loi sur la langue officielle et commune du Québec, le français.

Ententes pour le Programme national des garderies : recul sans précédent pour les francophones

La Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada et la Commission nationale des parents francophones (CNPF) sont atterrées d’apprendre qu’il n’existe à peu près aucune mesure destinée à la francophonie dans la majorité des ententes signées avec les provinces et les territoires pour le Programme national de garderies.

La CNPF et la FCFA ont appris récemment que le plan d’action du gouvernement du Nouveau-Brunswick, approuvé par le gouvernement fédéral, ne prévoit aucune retombée spécifique pour la communauté francophone et acadienne dans la seule province bilingue au pays. Ceux de la Colombie-Britannique, de l’Île-du-Prince-Édouard et de la Saskatchewan représentent de la même manière des reculs par rapport aux ententes signées en 2017.

Alors qu’il ne reste plus que trois ententes à signer, avec l’Ontario, les Territoires-du-Nord-Ouest et le Nunavut, les deux organisations sonnent l’alarme pour que les francophones de ces endroits ne soient pas exclus, eux aussi, des engagements provinciaux et territoriaux.

« D’un côté, le gouvernement fédéral parle de l’importance de protéger le français partout au pays. De l’autre, il signe des ententes en petite enfance avec des provinces et territoires qui ne prévoient aucun engagement financier pour les francophones. On l’a répété et répété, ça n’arriverait pas si la Loi sur les langues officielles obligeait le gouvernement à inclure des clauses linguistiques fortes dans les ententes de transfert de fonds. Mais ce n’est pas le cas et les francophones paient le prix », déplore la présidente de la FCFA, Liane Roy.

« La CNPF est très déçue des ententes fédérale-provinciales-territoriales qui ont été signées jusqu’à maintenant et qui ont été rendues publiques, affirme la présidente de la CNPF, Gillian Anderson. L’expérience des ententes en petite enfance signées en 2017 démontre clairement que lorsqu’il n’y a pas de clauses linguistiques musclées, les francophones n’ont obtenu aucun ou très peu de financement. Or, la grande majorité des ententes signées jusqu’ici en 2021 et rendues publiques ne contiennent aucun engagement financier de la part des gouvernements provinciaux et territoriaux. C’est très inquiétant pour l’avenir et la survie de la francophonie canadienne en contexte minoritaire ».

La FCFA et la CNPF appellent la ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social, Karina Gould, à agir avec urgence pour que les ententes avec les juridictions restantes spécifient le financement accordé aux francophones, et à obtenir des autres provinces et territoires des engagements fermes en ce sens.

Failure by Government to Meet Immigration Targets means Irreparable Harm to Francophone Minority Communities

The Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada is appalled by the findings of a new study which shows that failure by the federal government to meet its Francophone immigration target cost French-speaking minority communities 75,839 potential immigrants over the past 15 years.

The target, set in 2003, aimed that French-speaking immigrants would gradually come to make up 4.4 percent of the immigrant population admitted to Canada each year. The study released today by the Commissioner of Official Languages illustrates the impact of years of falling short of this target.

“A shortfall of 75,839 immigrants represents the equivalent of the entire French-speaking community of British Columbia. Irreparable harm is being done to Francophone minority communities,” says FCFA President Liane Roy. “The target may have been set jointly by the government and our communities, but we never agreed to years of stagnation at less than 2 percent a year, with a historic rock bottom at 1.5 percent in 2015. Instead of progress, what we got was a lost decade.”

Year after year, Francophone and Acadian minority communities have insisted on the importance for Immigration, Refugees and Citizenship Canada to create specific programs tailor-made to the realities of Francophone immigration. Relying on IRCC’s general programs never yielded substantial results.

“For several years now, our communities have pulled out all the stops to build their capacity in terms of receiving immigrants, and they have done so with little support from the federal government for promotion or recruitment. And during all these years, our communities have repeatedly told IRCC that targeted programs et policies were required, but the department still doesn’t seem to recognize this,” explains Ms. Roy.

The FCFA reads the Commissioner of Official Languages’ study as a confirmation of the failure of the government’s efforts to meet Francophone Immigration targets. Therefore, the FCFA demands:

  • That the Minister of Immigration, Refugees and Citizenship, the Hon. Sean Fraser, urgently announce a substantial increase in the levels of Francophone immigration levels outside Quebec for 2022;
  • That the Minister commit to consulting with our communities to adopt a new reparation target by 2023;
  • That the government commit to implementing a Francophone immigration policy with the explicit goal to restore the demographic weight of Francophone minority communities to 2001 levels and, in the long term, to increase it;
  • That the aforementioned policy provide our communities with the means and autonomy to manage promotion, recruitment and selection of French-speaking immigrants, as well as to offer settlement services by and for Francophones across Canada.

The study can be consulted on the website of the Office of the Commissioner of Official Languages.

Non-atteinte de la cible en immigration francophone : « On est en train de causer des torts irréparables à la francophonie », dit la FCFA

« Si le gouvernement avait agi avec sérieux pour atteindre la cible en matière d’immigration francophone, il y aurait aujourd’hui 75 839 francophones de plus dans nos communautés. C’est l’équivalent de toute la population francophone de la Colombie-Britannique. On est en train de causer des torts irréparables à la francophonie ».

C’est ce qu’a déclaré la présidente de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada, Liane Roy, concernant l’étude publiée aujourd’hui par le commissaire aux langues officielles sur la cible fixée en 2003 pour l’immigration francophone. Cette cible, qui prévoyait que 4,4 % des immigrants et immigrantes admis chaque année ailleurs qu’au Québec seraient d’expression française, n’a jamais été atteinte.

« La cible a été établie conjointement entre le gouvernement et nos communautés, mais celles-ci n’ont jamais consenti à des années de stagnation à moins de 2 % par année, avec un creux historique de 1,5% en 2015. On était en droit de s’attendre à des progrès. Au lieu, ce qu’on a vécu, c’est une décennie perdue », dénonce Mme Roy.

Les communautés francophones et acadiennes font depuis des années des pieds et des mains pour que le ministère crée des programmes et politiques spécifiques aux réalités de l’immigration francophone. Se fier aux programmes généraux du ministère n’a jamais donné les résultats escomptés.

« Pendant des années, nos communautés ont fait tout ce tout ce qu’elles ont pu pour développer l’immigration francophone de A à Z, et elles l’ont fait avec très peu d’appui du gouvernement fédéral au niveau de la promotion à l’étranger ou du recrutement. Et pendant ces années, elles se sont évertuées à répéter à Immigration, Réfugiés et Immigration Canada que ça prenait des politiques et des programmes ciblés, ce que le ministère semble toujours ne pas reconnaitre », souligne Mme Roy.

Face au constat d’échec que dénote l’étude du commissaire aux langues officielles, la FCFA exige :

  • Que le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, l’honorable Sean Fraser, s’engage immédiatement à une augmentation substantielle des niveaux d’immigration francophone ailleurs qu’au Québec dès 2022 ;
  • Qu’il s’engage aussi à adopter, en consultation avec nos communautés, une cible de réparation qui s’appliquera dès 2023 ;
  • Que le gouvernement s’engage à développer une politique en matière d’immigration francophone ayant comme objectif explicite le rétablissement du poids démographique des communautés francophones et acadiennes à ce qu’il était en 2001 et, à terme, la croissance de ce poids démographique ;
  • Que cette politique donne aux communautés l’autonomie et les ressources nécessaires pour la promotion à l’étranger, le recrutement et la sélection d’immigrants et d’immigrantes francophones, ainsi que l’offre de services d’établissement par et pour les francophones partout au pays.

L’étude du commissaire aux langues officielles peut être consultée sur le site du Commissariat.

Le gouvernement du Québec pose des actions concrètes pour soutenir la francophonie canadienne

La ministre responsable des Relations canadiennes de la Francophonie canadienne, Mme Sonia LeBel, a procédé aujourd’hui à l’annonce de plusieurs actions phares qui visent à soutenir la francophonie canadienne.

Le gouvernement du Québec et la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada ont conclu une entente pour un partenariat afin de renforcer et d’accroître le rapprochement avec les Québécoises et les Québécois.

Le soutien financier servira notamment à financer la tenue d’au moins une rencontre annuelle entre les sociétés civiles, en suivi du Sommet sur le rapprochement des francophonies canadiennes de juin dernier. Ces rencontres entre des organismes francophones du Québec et de partout au Canada seront organisées par la FCFA et le Centre de la francophonie des Amériques (CFA).

Mme Sonia LeBel et la présidente de la FCFA, Mme Liane Roy, ont d’ailleurs signé une nouvelle entente qui vise à renforcer cette collaboration. Cosignée par le premier ministre, François Legault, cette entente prévoit notamment que Québec triplera son aide financière accordée à la FCFA pour atteindre, à terme, 277 000 $.

Un soutien important à cinq actions concrètes en francophonie économique, culture et éducation

La ministre Sonia LeBel a dévoilé aujourd’hui une série de mesures pour soutenir et faire progresser les relations entre le Québec et la francophonie canadienne et soutenir le rayonnement de la langue française au Canada.

Dans le but de valoriser et de renforcer la contribution des francophones à l’économie, elle a annoncé l’ajout d’un volet d’activités en français, destinées aux entrepreneurs francophones, durant les grands événements économiques canadiens. La Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) sera responsable de la mise en œuvre de cette action.

La Fédération culturelle canadienne-française (FCCF) mettra sur pied un carrefour de collaboration pour les arts et la culture francophones. La ministre a aussi annoncé la création, dans le secteur de la production télévisuelle, de deux bourses de soutien aux créateurs de la relève de la francophonie canadienne, dans le cadre du programme Créateurs en série de TV5/Unis.tv.

Enfin, en éducation, le soutien du gouvernement permettra la mise en place d’un nouveau service d’aide à la recherche en français, sous l’égide de l’Acfas, ainsi que la création d’une nouvelle ressource pédagogique pour l’enseignement primaire et secondaire en français, une initiative de l’Association canadienne d’éducation de langue française (ACELF).

 

Citations :

« À l’issue du Sommet sur le rapprochement des francophonies canadiennes, je me suis engagé à poursuivre la collaboration unique du gouvernement du Québec avec la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada. La nouvelle entente signée aujourd’hui et les actions annoncées par la ministre LeBel sont des gestes concrets pour soutenir les communautés francophones et acadiennes, en reconnaissance de la longue histoire qui les unit à la nation québécoise. En tant que seul État de langue française en Amérique du Nord, le Québec a une responsabilité particulière quant à la défense et la promotion du français. Aujourd’hui, nous montrons que nous assumons fièrement nos responsabilités. »

François Legault, premier ministre du Québec

« Cette collaboration renforcée avec la FCFA et ces actions serviront concrètement à faire rayonner la francophonie canadienne au Québec et vice versa, et à solidifier encore plus nos liens. Le gouvernement entend continuer d’être le chef de file au sein de la francophonie canadienne. Les annonces d’aujourd’hui ne sont qu’un début : d’autres actions et partenaires s’ajouteront! D’ailleurs, la prochaine politique du Québec en francophonie canadienne, qui sera dévoilée prochainement, sera concrète, à l’image des actions annoncées aujourd’hui. Ensemble, mobilisons-nous pour faire vivre notre langue dans toutes les sphères de nos vies et une francophonie vibrante et engagée! »

Sonia LeBel, ministre responsable des Relations canadiennes et de la Francophonie canadienne

« Le Québec et la francophonie canadienne ont choisi de se rapprocher à un moment où, plus que jamais, l’histoire nous appelle à être solidaires. L’avenir du français dans l’espace canadien en dépend. Pour y parvenir, il faut se donner les moyens de passer à l’action. C’est précisément ce que fait cette entente. Elle nous donne un levier pour bâtir des ponts, resserrer nos liens, créer des partenariats. À titre d’interlocutrice principale du gouvernement du Québec pour tout ce qui touche à la francophonie ailleurs au pays, la FCFA est fière de signer cette entente. »

Liane Roy, présidente de la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada

« Les nombreuses actions du Centre de la francophonie des Amériques en francophonie canadienne contribuent, concrètement, au rapprochement tant souhaité avec le Québec. Au fil des années, le Centre est devenu un partenaire reconnu pour sa crédibilité et ses actions sur le terrain très appréciées de celles et ceux qui ont à cœur l’épanouissement d’une francophonie plurielle et inclusive. La confiance que nous accorde la ministre LeBel pour la mise en œuvre de la rencontre des sociétés civiles, en étroite collaboration avec la FCFA, est une reconnaissance du rôle clé que peut jouer le Centre pour le développement d’un dialogue riche et constructif contribuant à une francophonie canadienne prospère et solidaire. »

Michel Robitaille, président du conseil d’administration du Centre de la francophonie des Amériques

Semaine nationale de l’immigration francophone : plus de 200 activités et autant de saveurs

La Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada dresse un bilan très positif de la 9e édition de la Semaine nationale de l’immigration francophone 2021, qui s’est déroulée du 7 au 13 novembre dernier. La thématique, Une francophonie aux mille saveurs, a donné le goût à près de 300 partenaires d’organiser des activités.

Avec 205 activités inscrites au calendrier national et les nombreuses activités non recensées qui ont envahies la toile sur les réseaux sociaux, la Semaine a atteint son objectif de faire interagir les francophones de toutes origines et découvrir les saveurs de chacun et chacune. Une quarantaine d’activités autour de la nourriture ont eu lieu d’un océan à l’autre, incluant des ateliers de cuisine, des partages de recette, des potlucks, des dîners-causeries et des repas communautaires. Les activités de cette année interpellaient les cinq sens des participants et participantes!  Une dizaine de concours ont également été lancés pour l’occasion, dont un concours photo lancé par la FCFA en vue d’illustrer l’affiche de la 10e édition de la Semaine l’an prochain.

Tout comme pour la Semaine 2020, qui portait sur la lutte contre le racisme, les communautés francophones et acadiennes ont profité de l’édition 2021 pour aller au-delà de la sensibilisation de la diversité et ont encouragé la mobilisation et la réflexion. De nombreuses activités encourageaient le passage à l’action, telles les formations sur les compétences multiculturelles les discussions autour de stratégies provinciales de lutte contre le racisme, des ateliers pour connaitre les peuples autochtones et un webinaire sur les enjeux éthiques des communautés face à la réinstallation des personnes réfugiées.

« Si on veut une preuve tangible de l’engagement des communautés francophones et acadiennes envers l’immigration et la diversité, on n’a qu’à regarder la Semaine nationale de l’immigration francophone. Le nombre d’activités programmées durant la Semaine a doublé en huit ans. Les gens se sont appropriés cet événement au niveau local et régional. C’est le meilleur indicateur de notre volonté collective de bâtir une francophonie plurielle », déclare la présidente de la FCFA, Liane Roy.

Coordonnée par la FCFA au national et les Réseaux en immigration francophone (RIF) dans les provinces et territoires, la Semaine nationale de l’immigration francophone vise à réaffirmer la diversité et l’inclusion au sein des communautés francophones et acadiennes.

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