Déclaration à la suite de l’annonce du départ du ministre Guilbeault

La présidente de la FCFA, Liane Roy, a émis la déclaration suivante en réaction à l’annonce du départ de l’hon. Steven Guilbeault, qui a quitté ses fonctions de ministre de l’Identité et de la Culture canadiennes et ministre responsable des Langues officielles :

« Je tiens tout d’abord à remercier Steven Guilbeault pour l’écoute dont il a fait preuve, depuis sa nomination au printemps, à l’égard de la FCFA et des communautés qu’elle représente. Pas plus tard que hier soir, il était au gala du 50e anniversaire de la Fédération et il était fier d’annoncer le dépôt du premier projet de règlement pour la mise en œuvre de la nouvelle Loi sur les langues officielles. Il savait que nous accordions beaucoup d’importance à des règlements forts pour une pleine application de la Loi.

Il reste, justement, beaucoup à faire à court terme pour terminer la modernisation de la Loi. Outre le dépôt et l’adoption des règlements, il y a aussi la nomination d’un nouveau ou d’une nouvelle commissaire aux langues officielles qui doit se faire sous peu. Tout cela requiert la nomination, rapidement, d’un ou d’une ministre responsable des Langues officielles qui connaisse bien ces enjeux ainsi que les réalités de nos communautés.

La FCFA appelle le Premier ministre Carney à procéder rapidement à cette nomination ».

La FCFA a 50 ans!

C’est officiel : la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada franchit cette semaine la marque du demi-siècle.

C’est le 27 novembre 1975 que les fondateurs de la Fédération ont tenu leur première rencontre politique, avec le secrétaire d’État du gouvernement fédéral Hugh Faulkner. Cette rencontre est l’acte de naissance de ce qui s’est d’abord appelé la Fédération des francophones hors-Québec.

Cinquante ans plus tard, la FCFA rassemble ce soir 225 personnes à l’occasion d’un gala au Musée des Beaux-Arts du Canada pour célébrer 50 ans d’avancées et d’engagement pour la francophonie. Parmi les convives, on compte trois ministres, près de 20 parlementaires, une vingtaine d’anciens et anciennes de la FCFA dont cinq anciennes présidences, ainsi que les membres et organismes parlementaires de la Fédération.

« Cette célébration, c’est celle de toute une francophonie qui a décidé, en 1975, qu’elle prenait son destin en main au niveau national. C’est la célébration de l’audace, de la détermination, de la ténacité de générations de leaders qui nous ont fait avancer. C’est l’occasion de se raconter le récit de comment, encore et encore, nous avons déjoué les prédictions de ceux et celles qui sous-estimaient ce dont nous étions capables », déclare la présidente de la FCFA, Liane Roy.

Demain, la FCFA consacrera la journée de son 50e anniversaire à faire la même chose qu’elle faisait le premier jour de son existence : rencontrer des parlementaires. La Fédération et ses membres seront sur la Colline pour Équipe francophonie 2025, la journée d’action annuelle qu’ils organisent pour discuter des enjeux des communautés francophones et acadiennes avec les députés, députées, sénateurs et sénatrices.

« Quelle meilleure façon de marquer la journée officielle de notre 50e anniversaire qu’en rencontrant nos parlementaires pour affirmer la valeur et la force de notre francophonie? Notre message, en cette année où le Canada fait face à des défis importants au chapitre de sa souveraineté, est que la francophonie est un moteur de diversification économique pour notre pays », souligne Mme Roy.

La FCFA tient à remercier et à honorer les centaines, voire les milliers de francophones, d’Acadiens et d’Acadiennes qui, à un moment ou à un autre, ont fait partie de son histoire. Elle salue particulièrement deux personnes qui ont eu l’idée, à l’été 1975, que les francophones vivant ailleurs qu’au Québec devaient parler de leur propre voix : le juge Michel Bastarache, alors président de la Société nationale de l’Acadie, et le président fondateur de la Fédération, Hubert Gauthier.

Federal Budget Offers Little Clarity for Francophones

Is there a place for Francophones in tomorrow’s Canadian economy? The Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada is questioning this in response to the “generational” federal budget presented by the Minister of Finance, the Hon. François-Philippe Champagne. The budget is virtually silent on the issue of Francophonie, except for the announcement of Francophone immigration targets that will, in practical terms, represent a decline for our communities.

« In September, we asked the government for clarity on its vision of the role and value of the Francophonie in terms of Canadian identity and the country’s economy. Far from responding to this request, the budget provides no information on how cuts in various key departments will affect our communities.

Even in areas where there are major reinvestments, such as early childhood education and health care, we have more questions than answers, » said FCFA President Liane Roy.

The budget includes significant cuts to departments that are important to entire sectors of Francophone and Acadian community development, such as Employment and Social Development Canada (ESDC) and Immigration, Refugees and Citizenship Canada (IRCC).

The FCFA is also disappointed by the low immigration levels announced in the budget. Even though the government is forecasting percentage growth in Francophone immigration targets, the low levels considerably reduce this increase.

“From our point of view, it is not a generational budget if it results in the continued demogr

aphic erosion of our communities. It is not a generational budget when the Francophonie is not positioned in any way as a lever for building the Canadian economy of tomorrow,” adds Ms. Roy.

The FCFA nevertheless welcomes the announcement regarding increased funding for CBC/Radio-Canada and the stabilization of funding for the Fête nationale de l’Acadie.

Un budget fédéral sans clarté pour les francophones

Y a-t-il une place pour les francophones dans l’économie canadienne de demain? La Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada s’interroge à ce sujet en réaction au budget fédéral « générationnel » présenté par le ministre des Finances, l’hon. François-Philippe Champagne. Le budget est quasiment muet sur la question de la francophonie, sauf pour l’annonce de cibles en matière d’immigration francophone qui représenteront, en termes pratiques, un recul pour nos communautés.

« En septembre, nous avons demandé de la clarté au gouvernement sur sa vision du rôle et de la valeur de la francophonie en ce qui a trait à l’identité canadienne et l’économie du pays. Loin de répondre à cette demande, le budget ne donne aucune information sur comment les compressions dans différents ministères clé affecteront nos communautés. Même aux endroits où il y a des réinvestissements majeurs, comme en petite enfance ou en santé, on a plus de questions que de réponses », souligne la présidente de la FCFA, Liane Roy.

Le budget prévoit des coupes importantes dans des ministères majeurs pour des secteurs entiers du développement des communautés francophones et acadiennes, comme Emploi et Développement social Canada (EDSC) et Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC).

La FCFA déplore d’ailleurs les faibles niveaux d’immigration annoncés dans le budget. Même si le gouvernement prévoit une croissance en pourcentages des cibles en immigration francophone, la faiblesse des niveaux réduit considérablement cette hausse.

« De notre point de vue, on ne peut pas parler d’un budget générationnel s’il a comme résultat une poursuite de l’érosion démographique de nos communautés. On ne peut pas parler d’un budget générationnel quand la francophonie n’y est pas le moindrement positionnée comme un levier pour bâtir l’économie canadienne de demain », ajoute Mme Roy.

La FCFA note tout de même positivement l’annonce concernant la bonification du financement de CBC/Radio-Canada et la stabilisation de celui de la Fête nationale de l’Acadie.

La FCFA lance la Semaine nationale de l’immigration francophone 2025

« Merci d’enrichir notre francophonie » : voilà le thème de la 13e Semaine nationale de l’immigration francophone, qui a débuté hier et se poursuit jusqu’au 8 novembre. Organisée au niveau national par la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada et coordonnée dans différentes régions du pays par 13 Réseaux en immigration francophone (RIF), la Semaine propose un calendrier de près de 200 activités pour célébrer la diversité et la contribution des immigrants et des immigrantes.

« On le sait, le Canada, comme le reste du monde occidental, vit une montée des perceptions négatives par rapport à l’immigration. Il est important de répondre à ces perceptions en montrant tout ce que notre pays est en mesure de faire grâce à l’apport des immigrants et des immigrantes. Les services en français, l’éducation en français, la croissance de la francophonie même passe par les personnes immigrantes et c’est pour cela qu’on choisit de leur dire merci », explique Mme Roy.

En collaboration avec RDÉE Canada, la FCFA organise demain un événement dont l’objectif est d’illustrer la contribution économique des gens d’affaires francophones d’origine immigrante. Cet événement, qui aura lieu à l’Université d’Ottawa, inclura une conférence de Hoss Zaouali, président-directeur général de Voilà Learning – un ancien réfugié devenu entrepreneur en éducation. D’autres entrepreneurs et entrepreneures francophones d’origine immigrante seront également sur place.

« Le Canada s’est donné comme objectif de doubler les exportations hors États-Unis. Le fait d’avoir pour langues officielles le français et l’anglais, parlées sur cinq continents, est un avantage stratégique majeur pour notre pays. L’entrepreneuriat francophone, incluant l’entrepreneuriat des personnes immigrantes, fait partie de la solution », souligne la présidente de la FCFA.

Il est possible de consulter le calendrier des activités de la Semaine en cliquant ici.

La Semaine nationale de l’immigration francophone est rendue possible grâce à l’appui financier d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada.

L’exposition itinérante sur les 50 ans de la FCFA débute à l’Université de Moncton

La Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada est fière de dévoiler une exposition itinérante à l’occasion de son 50e anniversaire. L’exposition La Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada : 50 ans d’action et d’engagement pour la francophonie est présentée depuis hier à la Bibliothèque Champlain de l’Université de Moncton.

L’exposition consiste en neuf panneaux retraçant les grandes avancées du réseau de la francophonie au cours du dernier demi-siècle selon des thématiques précises, incluant les droits à l’éducation, les négociations constitutionnelles des années 1980 et 1990, la Loi sur les langues officielles, les relations avec le Québec et l’immigration francophone.

« Ce qu’on célèbre, c’est bien plus que les 50 ans d’un organisme; c’est le récit de la prise en charge collective de notre francophonie, de l’Acadie à l’Ontario à l’Ouest canadien et jusqu’aux territoires. C’est l’histoire d’accomplissements que nous avons réalisés ensemble, avec solidarité et ténacité », souligne la présidente de la FCFA, Liane Roy.

L’exposition itinérante sera à l’Université de Moncton jusqu’au 21 novembre, avant de revenir à Ottawa pour le Gala du 50e anniversaire de la FCFA le 26. Elle prendra ensuite la route de Winnipeg où elle sera présentée à l’Université de Saint-Boniface en janvier. L’Université Saint-Anne (Pointe-de-l’Église, Nouvelle-Écosse) l’accueillera à son tour en février et mars.

L’exposition a été développée sur la base d’un travail de recherche réalisé avec l’appui de deux chercheuses, Anne Gilbert (professeure émérite à l’Université d’Ottawa) et Mariève Forest (Sociopol). La FCFA tient également à remercier Réseau.Presse, ainsi que les journaux Le Droit et La Liberté, pour certaines des images qui figurent sur l’exposition.

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