La FCFA réagit au dépassement des cibles du Canada en immigration francophone pour 2025

Read English Version Here

 La Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada est encouragée de voir que le gouvernement fédéral a de nouveau dépassé – en pourcentages – sa cible en matière d’immigration francophone en 2025. Toutefois, en nombres absolus, le pays a accueilli, ailleurs qu’au Québec, moins de résidentes et résidents permanents de langue française qu’en 2024, montrant l’ampleur du travail qu’il reste à faire pour freiner le déclin démographique de la francophonie.

Aujourd’hui à Moncton, la ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, l’hon. Lena Diab, a annoncé que 8,9 % des résidentes et résidents permanents admis en 2025 étaient d’expression française, alors que la cible était de 8,5 %. Cela représente 29 500 personnes contre 30 550 en 2024.

 

« Nous ne sommes pas encore où nous devrions être, mais nous progressons dans la bonne direction et la volonté politique, qui fait toute la différence, est là », a souligné la présidente de la FCFA, Liane Roy, qui était présente à l’annonce de la ministre.

Face à des critiques récentes, dans les médias de langue anglaise, des mesures prises pour favoriser l’immigration francophone, la FCFA a tenu à rappeler que ces mesures sont conçues pour un rattrapage après des années de stagnation où le Canada a accueilli, proportionnellement, beaucoup plus d’immigrants et d’immigrantes d’expression anglaise.

« Pendant plusieurs années, il y a eu un déséquilibre et comme résultat, le poids démographique de la francophonie a chuté. Or, maintenir un des traits fondamentaux de l’identité canadienne, c’est bon pour la souveraineté de notre pays », explique Mme Roy.

La présidente de la FCFA a aussi noté l’avantage économique majeur que représente la croissance, grâce à l’immigration francophone, de la main-d’œuvre bilingue du pays. « Nous avons la chance d’avoir pour langues officielles le français et l’anglais, parlés sur cinq continents. Alors que le Canada cherche à diversifier ses marchés et ses alliances, c’est un avantage stratégique crucial », souligne-t-elle.

À cet égard, l’emphase sur l’immigration francophone reflète un large consensus politique non seulement au fédéral, mais également au niveau des provinces et des territoires – qui bénéficieront d’ailleurs, comme l’a annoncé la ministre Diab ce matin, de 5 000 certificats de désignation supplémentaire, à condition de choisir des candidats et candidates francophones. C’est une nouvelle que la Fédération accueille positivement.

La FCFA estime aussi important qu’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada continue à renforcer les capacités des services d’accueil et d’intégration en français.

 

Candidature d’Ottawa pour le Sommet de la Francophonie 2028 : un immense potentiel de rayonnement, dit la FCFA

La Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada accueille avec beaucoup d’enthousiasme l’annonce faite ce matin par le Premier ministre Mark Carney concernant la candidature d’Ottawa pour accueillir le Sommet de la Francophonie en 2028. La FCFA offre tout son soutien et celui de son réseau pour le succès de cet événement.

« C’est une très grande fierté d’apprendre cette nouvelle parce que nous avons mis des efforts, au cours des derniers mois, pour encourager le gouvernement fédéral à présenter la candidature du Canada. Nous avons été entendus par le Premier ministre et nous sommes très heureux qu’il reconnaisse tout le potentiel de la Francophonie – forte de 90 pays membres pour la diversification des marchés de notre pays », souligne la présidente de la FCFA, Liane Roy.

En octobre, la FCFA a cosigné avec quatre autres organismes de son réseau une lettre au Premier ministre Carney sollicitant son appui à la candidature d’Ottawa. Ces organismes étaient l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario, la Société nationale de l’Acadie, la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse et la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick.

Un quart de siècle s’est écoulé depuis qu’un événement majeur de la Francophonie a eu lieu dans les communautés francophones et acadiennes, le dernier en date étant les Jeux de la Francophonie de 2001 à Ottawa-Gatineau. Le VIIIe Sommet de la Francophonie avait eu lieu à Moncton (Nouveau-Brunswick) en 1999.

« Ce sont des occasions qui servent à renforcer la fierté francophone au sein de nos communautés. Nous sommes prêts à travailler avec le gouvernement fédéral pour organiser un volet citoyen et culturel fort durant le Sommet pour montrer au monde entier la diversité et la richesse de la francophonie canadienne », indique Mme Roy.

La FCFA estime qu’un Sommet à Ottawa contribuera aussi à diversifier et consolider les liens culturels, politiques et économiques de la francophonie canadienne avec les populations qui parlent le français sur cinq continents.

La FCFA accueille positivement la nomination de Marc Miller aux Langues officielles

La Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada félicite le nouveau ministre de l’Identité et de la Culture canadiennes et ministre responsable des Langues officielles, l’hon. Marc Miller, et est prête à collaborer avec lui. La Fédération connait bien le ministre Miller, puisqu’elle a déjà travaillé avec lui de façon productive lorsqu’il était à Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada.

« Au cours de son passage à Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, le ministre Miller a débuté le virage en ce qui a trait à l’augmentation des cibles en matière d’immigration francophone et en prenant des mesures pour que ces cibles soient atteintes en 2023 et 2024. C’est un ministre avec une approche très pragmatique et on compte sur lui pour appliquer cette approche pour livrer du concret en matière de langues officielles », souligne la présidente de la FCFA, Liane Roy.

La Fédération souhaite rencontrer rapidement le ministre pour clarifier sa vision en matière de langues officielles et son calendrier pour passer à l’action sur le dépôt des règlements pour la mise en œuvre de la nouvelle Loi sur les langues officielles.

Dans un contexte où le gouvernement entreprend un exercice de compressions budgétaires, il est particulièrement important que le portefeuille des Langues officielles soit géré par un ministre qui puisse s’assurer, données à l’appui, qu’on protège les engagements gouvernementaux envers les minorités francophones et que des coupes n’affaiblissent pas les capacités du gouvernement de s’acquitter de ses responsabilités en matière de langues officielles.

Déclaration à la suite de l’annonce du départ du ministre Guilbeault

La présidente de la FCFA, Liane Roy, a émis la déclaration suivante en réaction à l’annonce du départ de l’hon. Steven Guilbeault, qui a quitté ses fonctions de ministre de l’Identité et de la Culture canadiennes et ministre responsable des Langues officielles :

« Je tiens tout d’abord à remercier Steven Guilbeault pour l’écoute dont il a fait preuve, depuis sa nomination au printemps, à l’égard de la FCFA et des communautés qu’elle représente. Pas plus tard que hier soir, il était au gala du 50e anniversaire de la Fédération et il était fier d’annoncer le dépôt du premier projet de règlement pour la mise en œuvre de la nouvelle Loi sur les langues officielles. Il savait que nous accordions beaucoup d’importance à des règlements forts pour une pleine application de la Loi.

Il reste, justement, beaucoup à faire à court terme pour terminer la modernisation de la Loi. Outre le dépôt et l’adoption des règlements, il y a aussi la nomination d’un nouveau ou d’une nouvelle commissaire aux langues officielles qui doit se faire sous peu. Tout cela requiert la nomination, rapidement, d’un ou d’une ministre responsable des Langues officielles qui connaisse bien ces enjeux ainsi que les réalités de nos communautés.

La FCFA appelle le Premier ministre Carney à procéder rapidement à cette nomination ».

La FCFA a 50 ans!

C’est officiel : la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada franchit cette semaine la marque du demi-siècle.

C’est le 27 novembre 1975 que les fondateurs de la Fédération ont tenu leur première rencontre politique, avec le secrétaire d’État du gouvernement fédéral Hugh Faulkner. Cette rencontre est l’acte de naissance de ce qui s’est d’abord appelé la Fédération des francophones hors-Québec.

Cinquante ans plus tard, la FCFA rassemble ce soir 225 personnes à l’occasion d’un gala au Musée des Beaux-Arts du Canada pour célébrer 50 ans d’avancées et d’engagement pour la francophonie. Parmi les convives, on compte trois ministres, près de 20 parlementaires, une vingtaine d’anciens et anciennes de la FCFA dont cinq anciennes présidences, ainsi que les membres et organismes parlementaires de la Fédération.

« Cette célébration, c’est celle de toute une francophonie qui a décidé, en 1975, qu’elle prenait son destin en main au niveau national. C’est la célébration de l’audace, de la détermination, de la ténacité de générations de leaders qui nous ont fait avancer. C’est l’occasion de se raconter le récit de comment, encore et encore, nous avons déjoué les prédictions de ceux et celles qui sous-estimaient ce dont nous étions capables », déclare la présidente de la FCFA, Liane Roy.

Demain, la FCFA consacrera la journée de son 50e anniversaire à faire la même chose qu’elle faisait le premier jour de son existence : rencontrer des parlementaires. La Fédération et ses membres seront sur la Colline pour Équipe francophonie 2025, la journée d’action annuelle qu’ils organisent pour discuter des enjeux des communautés francophones et acadiennes avec les députés, députées, sénateurs et sénatrices.

« Quelle meilleure façon de marquer la journée officielle de notre 50e anniversaire qu’en rencontrant nos parlementaires pour affirmer la valeur et la force de notre francophonie? Notre message, en cette année où le Canada fait face à des défis importants au chapitre de sa souveraineté, est que la francophonie est un moteur de diversification économique pour notre pays », souligne Mme Roy.

La FCFA tient à remercier et à honorer les centaines, voire les milliers de francophones, d’Acadiens et d’Acadiennes qui, à un moment ou à un autre, ont fait partie de son histoire. Elle salue particulièrement deux personnes qui ont eu l’idée, à l’été 1975, que les francophones vivant ailleurs qu’au Québec devaient parler de leur propre voix : le juge Michel Bastarache, alors président de la Société nationale de l’Acadie, et le président fondateur de la Fédération, Hubert Gauthier.

Un budget fédéral sans clarté pour les francophones

Y a-t-il une place pour les francophones dans l’économie canadienne de demain? La Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada s’interroge à ce sujet en réaction au budget fédéral « générationnel » présenté par le ministre des Finances, l’hon. François-Philippe Champagne. Le budget est quasiment muet sur la question de la francophonie, sauf pour l’annonce de cibles en matière d’immigration francophone qui représenteront, en termes pratiques, un recul pour nos communautés.

« En septembre, nous avons demandé de la clarté au gouvernement sur sa vision du rôle et de la valeur de la francophonie en ce qui a trait à l’identité canadienne et l’économie du pays. Loin de répondre à cette demande, le budget ne donne aucune information sur comment les compressions dans différents ministères clé affecteront nos communautés. Même aux endroits où il y a des réinvestissements majeurs, comme en petite enfance ou en santé, on a plus de questions que de réponses », souligne la présidente de la FCFA, Liane Roy.

Le budget prévoit des coupes importantes dans des ministères majeurs pour des secteurs entiers du développement des communautés francophones et acadiennes, comme Emploi et Développement social Canada (EDSC) et Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC).

La FCFA déplore d’ailleurs les faibles niveaux d’immigration annoncés dans le budget. Même si le gouvernement prévoit une croissance en pourcentages des cibles en immigration francophone, la faiblesse des niveaux réduit considérablement cette hausse.

« De notre point de vue, on ne peut pas parler d’un budget générationnel s’il a comme résultat une poursuite de l’érosion démographique de nos communautés. On ne peut pas parler d’un budget générationnel quand la francophonie n’y est pas le moindrement positionnée comme un levier pour bâtir l’économie canadienne de demain », ajoute Mme Roy.

La FCFA note tout de même positivement l’annonce concernant la bonification du financement de CBC/Radio-Canada et la stabilisation de celui de la Fête nationale de l’Acadie.

Je m’abonne
aux actualités

de la francophonie canadienne

© 2026 Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada — Tous droits réservés

Politique de confidentialité