La FCFA a 50 ans!

C’est officiel : la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada franchit cette semaine la marque du demi-siècle.

C’est le 27 novembre 1975 que les fondateurs de la Fédération ont tenu leur première rencontre politique, avec le secrétaire d’État du gouvernement fédéral Hugh Faulkner. Cette rencontre est l’acte de naissance de ce qui s’est d’abord appelé la Fédération des francophones hors-Québec.

Cinquante ans plus tard, la FCFA rassemble ce soir 225 personnes à l’occasion d’un gala au Musée des Beaux-Arts du Canada pour célébrer 50 ans d’avancées et d’engagement pour la francophonie. Parmi les convives, on compte trois ministres, près de 20 parlementaires, une vingtaine d’anciens et anciennes de la FCFA dont cinq anciennes présidences, ainsi que les membres et organismes parlementaires de la Fédération.

« Cette célébration, c’est celle de toute une francophonie qui a décidé, en 1975, qu’elle prenait son destin en main au niveau national. C’est la célébration de l’audace, de la détermination, de la ténacité de générations de leaders qui nous ont fait avancer. C’est l’occasion de se raconter le récit de comment, encore et encore, nous avons déjoué les prédictions de ceux et celles qui sous-estimaient ce dont nous étions capables », déclare la présidente de la FCFA, Liane Roy.

Demain, la FCFA consacrera la journée de son 50e anniversaire à faire la même chose qu’elle faisait le premier jour de son existence : rencontrer des parlementaires. La Fédération et ses membres seront sur la Colline pour Équipe francophonie 2025, la journée d’action annuelle qu’ils organisent pour discuter des enjeux des communautés francophones et acadiennes avec les députés, députées, sénateurs et sénatrices.

« Quelle meilleure façon de marquer la journée officielle de notre 50e anniversaire qu’en rencontrant nos parlementaires pour affirmer la valeur et la force de notre francophonie? Notre message, en cette année où le Canada fait face à des défis importants au chapitre de sa souveraineté, est que la francophonie est un moteur de diversification économique pour notre pays », souligne Mme Roy.

La FCFA tient à remercier et à honorer les centaines, voire les milliers de francophones, d’Acadiens et d’Acadiennes qui, à un moment ou à un autre, ont fait partie de son histoire. Elle salue particulièrement deux personnes qui ont eu l’idée, à l’été 1975, que les francophones vivant ailleurs qu’au Québec devaient parler de leur propre voix : le juge Michel Bastarache, alors président de la Société nationale de l’Acadie, et le président fondateur de la Fédération, Hubert Gauthier.

Un budget fédéral sans clarté pour les francophones

Y a-t-il une place pour les francophones dans l’économie canadienne de demain? La Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada s’interroge à ce sujet en réaction au budget fédéral « générationnel » présenté par le ministre des Finances, l’hon. François-Philippe Champagne. Le budget est quasiment muet sur la question de la francophonie, sauf pour l’annonce de cibles en matière d’immigration francophone qui représenteront, en termes pratiques, un recul pour nos communautés.

« En septembre, nous avons demandé de la clarté au gouvernement sur sa vision du rôle et de la valeur de la francophonie en ce qui a trait à l’identité canadienne et l’économie du pays. Loin de répondre à cette demande, le budget ne donne aucune information sur comment les compressions dans différents ministères clé affecteront nos communautés. Même aux endroits où il y a des réinvestissements majeurs, comme en petite enfance ou en santé, on a plus de questions que de réponses », souligne la présidente de la FCFA, Liane Roy.

Le budget prévoit des coupes importantes dans des ministères majeurs pour des secteurs entiers du développement des communautés francophones et acadiennes, comme Emploi et Développement social Canada (EDSC) et Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC).

La FCFA déplore d’ailleurs les faibles niveaux d’immigration annoncés dans le budget. Même si le gouvernement prévoit une croissance en pourcentages des cibles en immigration francophone, la faiblesse des niveaux réduit considérablement cette hausse.

« De notre point de vue, on ne peut pas parler d’un budget générationnel s’il a comme résultat une poursuite de l’érosion démographique de nos communautés. On ne peut pas parler d’un budget générationnel quand la francophonie n’y est pas le moindrement positionnée comme un levier pour bâtir l’économie canadienne de demain », ajoute Mme Roy.

La FCFA note tout de même positivement l’annonce concernant la bonification du financement de CBC/Radio-Canada et la stabilisation de celui de la Fête nationale de l’Acadie.

La FCFA lance la Semaine nationale de l’immigration francophone 2025

« Merci d’enrichir notre francophonie » : voilà le thème de la 13e Semaine nationale de l’immigration francophone, qui a débuté hier et se poursuit jusqu’au 8 novembre. Organisée au niveau national par la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada et coordonnée dans différentes régions du pays par 13 Réseaux en immigration francophone (RIF), la Semaine propose un calendrier de près de 200 activités pour célébrer la diversité et la contribution des immigrants et des immigrantes.

« On le sait, le Canada, comme le reste du monde occidental, vit une montée des perceptions négatives par rapport à l’immigration. Il est important de répondre à ces perceptions en montrant tout ce que notre pays est en mesure de faire grâce à l’apport des immigrants et des immigrantes. Les services en français, l’éducation en français, la croissance de la francophonie même passe par les personnes immigrantes et c’est pour cela qu’on choisit de leur dire merci », explique Mme Roy.

En collaboration avec RDÉE Canada, la FCFA organise demain un événement dont l’objectif est d’illustrer la contribution économique des gens d’affaires francophones d’origine immigrante. Cet événement, qui aura lieu à l’Université d’Ottawa, inclura une conférence de Hoss Zaouali, président-directeur général de Voilà Learning – un ancien réfugié devenu entrepreneur en éducation. D’autres entrepreneurs et entrepreneures francophones d’origine immigrante seront également sur place.

« Le Canada s’est donné comme objectif de doubler les exportations hors États-Unis. Le fait d’avoir pour langues officielles le français et l’anglais, parlées sur cinq continents, est un avantage stratégique majeur pour notre pays. L’entrepreneuriat francophone, incluant l’entrepreneuriat des personnes immigrantes, fait partie de la solution », souligne la présidente de la FCFA.

Il est possible de consulter le calendrier des activités de la Semaine en cliquant ici.

La Semaine nationale de l’immigration francophone est rendue possible grâce à l’appui financier d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada.

Mobilisation franco 2026 : Un rendez-vous inédit en partenariat avec l’Université d’Ottawa

Québec, 15 octobre 2025 – La 5e édition de Mobilisation franco se déroulera à Ottawa les 4 et 5 mai 2026. Pour la toute première fois, ce rassemblement annuel des organisations francophones du Québec et d’ailleurs au Canada franchira les frontières de la province pour se tenir en Ontario. Coorganisé par la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada et le Centre de la francophonie des Amériques (CFA), l’événement sera présenté en partenariat avec l’Université d’Ottawa.

Né dans la foulée du Sommet sur le rapprochement des francophonies canadiennes (2021) Mobilisation franco s’inscrit dans les actions phares de la Politique du Québec en matière de francophonie canadienne. Depuis sa création en 2022, l’événement a réuni plus de 425 participantes et participants issus de près de 325 organisations, donnant naissance à de nombreux projets de collaboration.

L’appel d’intérêt pour participer à Mobilisation franco 2026, de même que l’appel à propositions d’ateliers, seront lancés sous peu. Les organisations et personnes intéressées sont invitées à surveiller le site mobilisationfranco.ca pour ne rien manquer.

Citations

« Le gouvernement du Québec est fier de son engagement dans la tenue de cette 5e édition de Mobilisation franco, un événement annuel devenu incontournable pour la création de projets et de liens durables entre le Québec et les communautés francophones et acadiennes du Canada. Nous constatons d’ailleurs les effets concrets de Mobilisation franco sur le terrain : des maillages qu’il a rendus possibles se pérennisent et créent de nouvelles synergies. C’est donc un rendez-vous en mai prochain à Ottawa! »

Jean-François Roberge, ministre responsable de la Francophonie canadienne

« L’objectif de Mobilisation franco a toujours été de permettre aux Québécois, aux Québécoises et aux francophones de nos communautés de se découvrir les uns les autres et de réaliser tout le potentiel de ce que nous pouvons nous apporter réciproquement. C’est dans cet esprit que Mobilisation franco franchit les frontières du Québec, pour favoriser la découverte de nos communautés. Je suis très heureuse que l’Université d’Ottawa s’associe au premier pas de cette découverte ».

Liane Roy, présidente, FCFA du Canada

« La 5e édition de Mobilisation franco s’inscrit dans la continuité d’un mouvement qui, année après année, crée des occasions concrètes de collaboration entre le Québec et les communautés francophones du Canada. Ces rencontres renforcent les liens et génèrent des projets porteurs pour l’avenir de la francophonie.
Je salue le partenariat avec l’Université d’Ottawa, dont l’engagement est essentiel à la réussite de cet événement. Ensemble, nous contribuons à rapprocher les Québécoises et Québécois et les francophones des autres provinces et territoires, dans un esprit de coopération. Souhaitons à cette édition un franc succès, pour que les échanges se traduisent en actions durables. »

Michel Robitaille, président du conseil d’administration du Centre de la francophonie des Amériques

« C’est un honneur pour l’Université d’Ottawa d’accueillir pour la première fois Mobilisation franco à l’extérieur du Québec. Notre campus est un carrefour unique au coeur d’une capitale du G7 où se rencontrent la francophonie ontarienne, canadienne et internationale. Cet événement cadre parfaitement avec notre désir de servir d’espace d’échange entre francophones de divers horizons. En mai 2026, nous aurons l’occasion de célébrer la diversité des francophonies, de renforcer les liens qui nous unissent et de bâtir ensemble des initiatives porteuses pour l’avenir de la langue française. »

Marie-Eve Sylvestre, Rectrice et vice-chancelière de l’Université d’Ottawa

 

Au sujet de la FCFA

La FCFA du Canada est la voix nationale de 2,8 millions de personnes qui, dans neuf provinces et trois territoires, ont choisi le français. Elle cumule cinq décennies d’expertise en matière de droits linguistiques et de défense du français. Interlocutrice principale des gouvernements du Canada et du Québec en francophonie canadienne, elle est aussi leader du dossier de l’immigration francophone au sein des collectivités qu’elle représente. Elle regroupe 25 membres et est chef de file d’un réseau de concertation de plus de 900 organismes et institutions partout au pays.

Au sujet du Centre de la francophonie des Amériques

Le Centre de la francophonie des Amériques, organisme du gouvernement du Québec, a pour mission de contribuer à la promotion et à la mise en valeur d’une francophonie porteuse d’avenir pour la langue française dans le contexte de la diversité culturelle. Il contribue à tisser des liens avec les 33 millions de francophones et de francophiles du continent américain et assure une meilleure connaissance mutuelle des communautés francophones. Le Centre relève du ministre de la Langue française du Québec.

Au sujet de l’Université d’Ottawa

L’Université d’Ottawa est propulsée par la recherche. Au coeur de la capitale du Canada, nous réunissons des universitaires énergiques et créatifs pour faire face aux enjeux mondiaux urgents et saisir les nouvelles possibilités.

En tant qu’université parmi les plus innovatrices au pays, nous réalisons des percées et des découvertes qui ont des retombées concrètes dans les communautés de l’Ontario, du Canada et du monde entier. Nos plus brillants esprits diffusent des connaissances factuelles qui orientent les politiques et aident les entreprises.

Notre influence continue de s’accroître grâce à notre large éventail de partenariats internationaux, y compris au sein de l’Alliance U7+. Nous sommes la plus grande université français-anglais au monde, et une force motrice dans la Francophonie.

Déclaration à l’occasion du 50e anniversaire du drapeau franco-ontarien

 

 

 

 

 

 

 

 

La présidente de la FCFA, Liane Roy, a émis la déclaration suivante pour souligner le Jour des Franco-Ontariens et des Franco-Ontariennes, ainsi que le 50e anniversaire du drapeau franco-ontarien :

« La levée du drapeau franco-ontarien au mât de l’Université de Sudbury, le 25 septembre 1975, est un moment à la fois ordinaire et extraordinaire où l’on sent l’histoire en mouvement. Né dans un contexte de lutte, récit d’une prise en charge collective dessinée à grands traits d’audace, le drapeau franco-ontarien demeure fondamentalement une déclaration : ici, en Ontario, la francophonie est chez elle.

Il a flotté à l’école de la résistance à Penetanguishene en 1979, au grand rassemblement pour Montfort en 1997, dans les rues aux quatre coins de l’Ontario à l’automne 2018. Et aujourd’hui, arboré par les enfants dans des centaines d’écoles partout dans la province, il constitue plus que jamais la réponse de la francophonie ontarienne à tous ceux et toutes celles qui ont douté de notre capacité de réussir.

Le drapeau franco-ontarien est devenu lui-même une institution, aussi solide que de la brique et du mortier. Puisse-t-il demeurer longtemps le symbole de la résilience et de la volonté de vivre-ensemble d’une francophonie ontarienne aux mille accents.

À tous et à toutes, je souhaite un excellent Jour des Franco-Ontariens et des Franco-Ontariennes ».

Où est la vision du gouvernement Carney en matière de langues officielles

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Cinq mois après les élections, la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada trouve très inquiétant le manque de clarté du gouvernement Carney sur des dossiers majeurs en matière de langues officielles et de francophonie.

« On vient de passer plusieurs années à moderniser la Loi sur les langues officielles et on a l’impression que personne n’est pressé de terminer l’exercice. Les institutions fédérales attendent que le gouvernement adopte les règlements qui leur diront comment appliquer la Loi. La FCFA a des raisons de craindre que ces règlements soient beaucoup plus faibles que ce qu’on est en droit d’attendre d’un gouvernement qui a dit vouloir protéger et promouvoir le français », déclare la présidente de la FCFA, Liane Roy.

La Fédération déplore aussi l’absence de réponses concrètes sur comment le gouvernement s’y prendra pour remplir sa promesse d’atteindre une cible de 12 % en matière d’immigration francophone. Cette cible est nécessaire pour rétablir le poids démographique des communautés francophones et acadiennes – un des objectifs, justement, de la nouvelle Loi sur les langues officielles.

« Quel est le plan précis pour atteindre cette cible? Parle-t-on toujours de créer un programme d’immigration économique spécifique à la francophonie? On n’a pas de réponses à date et cela n’augure pas très bien considérant que le Canada verra sans doute une baisse de ses niveaux globaux d’immigration cet automne », s’alarme Mme Roy.

La FCFA appréhende également avec une certaine méfiance le prochain budget fédéral et les compressions budgétaires qui pourraient l’accompagner. Au cours d’exercices précédents de lutte au déficit, aucun plan n’était en place pour assurer que les réductions des dépenses dans chaque ministère et agence n’affaiblisse pas la capacité du gouvernement de s’acquitter de ses obligations linguistiques.

« Est-ce qu’un plan est en place pour exempter les langues officielles de ces compressions, ou du moins faire en sorte qu’elles n’aient pas un impact négatif sur nos communautés? Est-ce que les ministères continueront de s’acquitter de leurs nouvelles obligations en vertu de la Loi ? La FCFA aimerait poser la question au président du Conseil du Trésor, mais nos demandes de rencontre n’ont pas encore porté fruit », indique la présidente de la Fédération.

 

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