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Communiqués de presse

2 août 2017

Chiffres du recensement sur le français au pays : “Nous ne sommes pas où nous devrions être en 2017”

Nous n’avons jamais été aussi nombreux à parler français au Canada, mais le poids de la francophonie continue de reculer dans plusieurs régions du pays. Ce que ça nous dit, c’est qu’il faut de l’action immédiatement pour préserver, maintenir et augmenter la présence du français dans toutes les régions du Canada ». C’est ce qu’a déclaré le président de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada, Jean Johnson, concernant les chiffres du recensement de 2016 sur les langues.

Ces chiffres, publiés ce matin par Statistique Canada, montrent que plus de 2,7 millions Canadiens et Canadiennes vivant à l’extérieur du Québec parlent le français, et un peu plus d’un million l’ont comme première langue officielle. On voit aussi une croissance de la francophonie, notamment, en Alberta et dans les territoires, mais un recul dans toutes les provinces de l’Atlantique sauf Terre-Neuve-et-Labrador, ainsi qu’au Manitoba et en Saskatchewan. Enfin, l’usage du français comme langue prédominante à la maison continue de décliner partout au pays.

« Voir des régions francophones comme la Péninsule acadienne ou l’Est ontarien en difficulté, oui, c’est inquiétant. Voir que le français continue de régresser à la maison, c’est inquiétant. Et même s’il est encourageant de voir la population francophone augmenter dans les grandes villes, encore faut-il que ces gens-là aient accès à des services, des activités, une vie socio-culturelle en français. Ces défis-là, c’est aujourd’hui qu’il faut s’y adresser, et vigoureusement », indique M. Johnson.

La FCFA insiste sur l’importance de mesures d’appui à trois niveaux : maintenir le poids démographique de la francophonie, par un soutien à l’immigration et à la petite enfance ; faire en sorte que les régions où le nombre de francophones décroît deviennent ou redeviennent des endroits où les gens peuvent s’établir et prospérer ; et assurer que les francophones qui s’installent dans les régions métropolitaines y trouvent des services, des activités et une vie socio-culturelle en français.

« Par exemple, il ne faut plus accepter que moins de 2 % des immigrants qui s’installent à l’extérieur du Québec s’intègrent à la communauté francophone. Il ne faut plus accepter que des parents francophones, ne pouvant attendre plus longtemps pour une place, soient forcés d’inscrire leur enfant à la garderie en anglais. Il ne faut plus accepter que des jeunes francophones ou ceux issus de l’immersion s’inscrivent à l’université en anglais parce qu’ils n’ont pas d’autres options », explique M. Johnson.

Pour la FCFA, il n’a jamais été plus important que le prochain plan d’action sur les langues officielles soit une réelle politique de développement global plutôt qu’une liste d’initiatives. « Notre objectif doit être d’assurer que tous ceux et toutes celles qui veulent vivre en français puissent le faire, peu importe leur origine ou leur langue maternelle, peu importe le contexte dans lequel ils vivent. C’est pour ce projet-là qu’on interpelle le Premier ministre Trudeau et la ministre Joly. Il faut un engagement renouvelé envers nos communautés pour qu’on puisse encore parler de dualité linguistique dans 20 ou 30 ans », déclare M. Johnson.

La FCFA du Canada est un organisme national qui regroupe les associations francophones porte-parole de neuf provinces et des trois territoires, ainsi que six organismes nationaux. Elle a  pour rôle de défendre et de promouvoir les droits et les intérêts des francophones à l’extérieur du Québec.

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21 JANVIER 2018

Conférence de presse de la FCFA à l’occasion de la rentrée parlementaire à Ottawa

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