NOS DOSSIERS PRIORITAIRES

Développement des communautés

La priorité numéro un de la FCFA

Augmentation du poids démographique de la francophonie, création de milieux de vie en français qui touchent tous les aspects de la vie quotidienne, croissance économique et sociale de nos régions et de nos villes et villages : le développement des communautés est LE dossier pour lequel la FCFA a été créée en 1975.

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À l’époque, les organismes de la francophonie étaient d’avis que le gouvernement fédéral devait assortir son engagement envers la dualité linguistique d’une politique de développement global des communautés francophones en situation minoritaire. Le gouvernement s’est rapproché de cet objectif avec le Plan d’action pour les langues officielles (2003-2008), puis la Feuille de route pour la dualité linguistique (2008-2013) et la Feuille de route pour les langues officielles (2013-2018).

Chacune de ces initiatives sur cinq ans était accompagnée d’importants investissements – 1,1M $ pour chacune des deux feuilles de route – mais seulement 0,25 $ de chaque dollar investi sont allés aux communautés elles-mêmes. La FCFA préconise que le prochain plan d’action pour les langues officielles (2018-2023) mise véritablement sur le développement des communautés et fasse une différence pour les francophones dans cinq domaines-clé :

Population :

Les communautés francophones et acadiennes réussissent à maintenir et à augmenter leur poids démographique, notamment grâce à une action décisive pour favoriser l’immigration francophone ; elles sont fortes de leur diversité culturelle et réussissent à assurer la transmission du français aux générations futures;

Éducation :

Dans toutes les provinces et tous les territoires, les francophones peuvent étudier en français dans un continuum allant de la petite enfance jusqu’au postsecondaire et la formation des adultes ;

Espace :

Les francophones vivant en situation minoritaire s’identifient à leur langue, à leur communauté et à leur culture ; ils bénéficient d’une plus grande sécurité linguistique parce qu’ils ont accès à une variété d’activités, de services et d’événements en français qui les rejoignent dans toutes les sphères de leur vie quotidienne, et parce que le français est vu, entendu et reconnu dans l’espace public;

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Par et pour :

Les organismes et les institutions des communautés francophones en situation minoritaire ont les ressources pour créer les occasions de vie en français ou rassembler les conditions pour les créer.

Prospérité :

Les communautés francophones en situation minoritaire, y compris celles en milieu rural ou éloigné, sont des endroits où les francophones créent de la richesse, innovent et mettent à profit leur bilinguisme pour accroître la compétitivité du Canada.

Communiqués

Attentes des francophones pour la rentrée parlementaire : la FCFA donne deux mois au gouvernement pour livrer en matière de langues officielles

Ottawa, 29 janvier 2018 – « Voilà maintenant presque 27 mois que ce gouvernement est arrivé au pouvoir. Les paroles ne suffisent plus, les francophones n’attendront plus. Nous donnons au gouvernement deux mois pour poser des gestes significatifs dans le dossier des langues officielles ». C’est ce qu’a déclaré ce matin le président de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada, Jean Johnson, lors d’une conférence de presse à l’Édifice du Centre à l’occasion de la rentrée parlementaire.

La FCFA insiste, notamment, que le prochain plan d’action pour les langues officielles doit inclure 575 M $ sur cinq ans en investissements supplémentaires pour freiner l’érosion des organismes, des institutions, des centres communautaires et culturels francophones partout au pays.

« Voilà deux ans qu’on répète, d’une consultation à l’autre, que nos organismes sont à bout de souffle. Ce 575 M $ de plus est nécessaire pour réparer les torts causés par plus d’une décennie où les investissements du gouvernement dans nos communautés n’ont même pas été indexés au coût de la vie. D’ici le 31 mars, nous voulons un plan conçu pour faire une différence pour les francophones », déclare M. Johnson.

Le président de la FCFA a également interpellé directement le Premier ministre, en réclamant une déclaration de Justin Trudeau établissant clairement que la dualité linguistique, le respect de la Loi sur les langues officielles et l’appui aux minorités de langue officielle sont des priorités pour son gouvernement. « Lorsque le Premier ministre s’engage personnellement par rapport à un dossier, les choses bougent. Cet engagement personnel de Justin Trudeau envers les langues officielles, cette directive claire à l’appareil fédéral d’en faire une priorité, on l’attend encore », déplore M. Johnson.

La FCFA a annoncé qu’elle sera de retour sur la Colline le 1er mars prochain pour une journée d’action intitulée Équipe francophonie. À cette occasion, des dizaines de représentants et représentantes des communautés francophones de partout au pays rencontreront des parlementaires pour parler d’enjeux prioritaires en matière de langues officielles et de francophonie.

La FCFA du Canada est un organisme national qui regroupe les associations francophones porte-parole de neuf provinces et des trois territoires, ainsi que six organismes nationaux. Elle a  pour rôle de défendre et de promouvoir les droits et les intérêts des francophones à l’extérieur du Québec.

Investissements dans le prochain plan d'action pour les langues officielles : la FCFA à la recherche d'un plan Trudeau pour les communautés

Ottawa, 30 novembre 2017 – « Pour plusieurs organismes et institutions de nos communautés, il est minuit moins une. Si on veut donner un nouvel élan à la francophonie en milieu minoritaire, freiner le déclin démographique et ralentir l’assimilation, il faut 575 millions de dollars en investissements additionnels pour nos communautés dans le prochain plan d’action pour les langues officielles ». C’est ce qu’a déclaré ce matin le président de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada, Jean Johnson.

La FCFA publie aujourd’hui les faits saillants d’une analyse des comptes publics qui montre que les organismes et institutions francophones n’ont reçu qu’une maigre part des fonds de la Feuille de route pour les langues officielles 2013-2018. Cette analyse, réalisée par un comité de travail formé de partenaires de la FCFA, a été présentée au Forum des leaders la semaine dernière.

« Les organismes et les institutions francophones n’ont reçu que 0,25 $ de chaque dollar investi dans la Feuille de route, et 0,07 $ des paiements de transfert de Patrimoine canadien en langues officielles. On sort réellement d’une décennie de plans quinquennaux par le gouvernement, pour les gouvernements. Comment s’étonner qu’on commence à voir des organismes francophones fermer leurs portes? » déclare M. Johnson.

Nous sommes au terme d’un processus de consultation exhaustif, mené dans l’ouverture et la collaboration par la ministre du Patrimoine canadien Mélanie Joly. Le plan qui émergera de ce processus en dira long sur la vision du Premier ministre Trudeau pour un Canada bilingue. Pour la FCFA, cette vision doit absolument reposer sur des communautés francophones et acadiennes fortes et en croissance.

La FCFA appelle le gouvernement à créer un plan qui produise une véritable transformation pour les communautés, dans cinq grands domaines :

  • Le maintien et l’augmentation du poids démographique de la francophonie
  • La création d’espaces de vie en français
  • Le renforcement des capacités des organismes et des institutions des communautés
  • L’accès à l’éducation en français de la prématernelle au postsecondaire, dans toutes les provinces et tous les territoires
  • La revitalisation des communautés francophones en milieu rural et éloigné.

« C’est maintenant qu’il faut agir. Il y a une occasion à saisir, maintenant, pour donner un nouveau souffle aux communautés francophones. Le Premier Ministre Trudeau nous a dit durant la campagne électorale de 2015 que nous comptions, c’est le temps de le démontrer », souligne M. Johnson.

La FCFA du Canada est un organisme national qui regroupe les associations francophones porte-parole de neuf provinces et des trois territoires, ainsi que six organismes nationaux. Elle a  pour rôle de défendre et de promouvoir les droits et les intérêts des francophones à l’extérieur du Québec.’extérieur du Québec.

Rapport du commissaire aux langues officielles sur la petite enfance : un portrait frappant des défis auxquels font face les communautés

Ottawa, 3 octobre 2016 – « Le gouvernement fédéral a désormais tout ce qu’il lui faut pour passer à l’action et appuyer concrètement la petite enfance en français, et il est urgent qu’il le fasse ». C’est ce qu’a déclaré la présidente de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada, Sylviane Lanthier, concernant le rapport d’étude sur la petite enfance lancé aujourd’hui par le commissaire aux langues officielles, Graham Fraser.

Le rapport peint un portrait frappant des défis auxquels font face les communautés, notamment, en matière de garderies en français. Le commissaire y souligne entre autres les lacunes en termes d’infrastructures, la pénurie de main-d’œuvre dans les services de garde de langue française, le soutien inégal à ces services selon les provinces et territoires, ainsi que l’absence d’un standard national. De façon plus générale, on y apprend que le Canada se classe au dernier rang des pays occidentaux en ce qui concerne les politiques de la famille et le développement de la petite enfance.

« D’emblée, les services de garde au Canada coûtent cher. Les garderies en français, quant à elles, sont loin d’être disponibles partout, les infrastructures sont souvent inadéquates et les listes d’attentes sont longues. Il arrive trop souvent que les parents se découragent et inscrivent leur enfant à la garderie anglophone, ce qui crée souvent un effet domino où on finit par inscrire l’enfant à l’école de langue anglaise plus tard », déplore Mme Lanthier.

Le commissaire Fraser recommande notamment au gouvernement d’intégrer une composante francophone au cadre national pour l’apprentissage et la garde des jeunes enfants qui doit bientôt être développé, et de prévoir dans le prochain plan d’action sur les langues officielles un investissement continu dans le développement de la petite enfance en français. La FCFA est d’avis que le gouvernement pourrait aussi prévoir des mesures spécifiques aux communautés dans son plan d’investissements en matière d’infrastructures.

« Le gouvernement peut s’y prendre de diverses manières pour appuyer le développement de la petite enfance en français. Ce qui compte pour nous, c’est qu’il passe rapidement à l’action, et le rapport du commissaire lui donne tout l’argumentaire dont il a besoin pour le faire. Pour que nos communautés s’épanouissent, il faut que nos enfants puissent s’identifier au français dès leur plus jeune âge. À ce niveau, il nous manque encore de gros morceaux », souligne Mme Lanthier.

La FCFA du Canada est un organisme national qui regroupe les associations francophones porte-parole de neuf provinces et des trois territoires, ainsi que neuf organismes nationaux. Elle a  pour rôle de défendre et de promouvoir les droits et les intérêts des francophones à l’extérieur du Québec.

Rapport du Comité des langues officielles sur le dénombrement des ayants droit : un message fort et unanime pour le plein respect du droit à l'éducation en français

Ottawa, 9 mai 2017 – « C’est un message unanime et très fort que les membres du Comité permanent des langues officielles des Communes lancent au gouvernement : il faut qu’il se donne les moyens pour que tous ceux et toutes celles qui ont droit à l’éducation dans la langue de la minorité soient comptés lors du prochain recensement ». C’est ce qu’a déclaré la présidente de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada, Sylviane Lanthier, en réaction au dépôt par le comité, aujourd’hui, d’un rapport d’étude sur le dénombrement des ayants droit en vertu de l’article 23 de la Charte.

Dans ce rapport, le comité recommande que le recensement de 2021 comporte obligatoirement des questions pour mieux dénombrer ceux et celles qui répondent aux conditions énumérées à l’article 23 pour avoir droit à l’éducation en français.

« Lors de notre comparution au comité, nous avons mis l’accent sur le fait que le recensement ne permet de mesurer que le nombre d’enfants qui ont le français comme langue maternelle, et en 2017, ce n’est plus tenable. Il faut absolument aller chercher des données sur les autres critères prévus par la Charte. Par exemple, beaucoup de Canadiens et de Canadiennes issus de l’immigration ont une autre langue maternelle mais ont reçu leur éducation en français », explique Mme Lanthier.

La FCFA est encouragée de voir le comité recommander qu’une nouvelle étude postcensitaire sur la vitalité des minorités linguistiques ait lieu après le recensement de 2021. Le comité recommande également que le gouvernement fédéral élabore et finance une campagne nationale de sensibilisation pour informer les Canadiens et les Canadiennes sur leurs droits linguistiques en matière d’éducation.

« Ce sont des gestes de leadership significatifs, et ce sont surtout des gestes que le comité recommande de poser en collaboration avec les communautés elles-mêmes. Deux des recommandations visent la mise en place de comités consultatifs qui incluraient des intervenants communautaires. Si le gouvernement fait équipe avec nous de cette manière, on pourrait faire une différence historique au niveau de l’éducation en français », souligne Mme Lanthier.

La FCFA demande au gouvernement fédéral d’accepter les recommandations du Comité permanent des langues officielles et à y donner suite.

La FCFA du Canada est un organisme national qui regroupe les associations francophones porte-parole de neuf provinces et des trois territoires, ainsi que sept organismes nationaux. Elle a  pour rôle de défendre et de promouvoir les droits et les intérêts des francophones à l’extérieur du Québec.

Entente multilatérale sur l'apprentissage et la garde des jeunes enfants : il faut des mesures concrètes et ciblées pour la petite enfance en français, dit la FCFA

Ottawa, 13 juin 2017 – « Que le gouvernement investisse pour améliorer les services de garde partout au pays, c’est très bien. Mais s’il veut réellement que nos communautés bénéficient de ces investissements de façon équitable, il faut aller plus loin et prévoir des mesures concrètes et ciblées au bénéfice de la petite enfance en français ». C’est ce qu’a déclaré le président de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada, Jean Johnson, à la suite du dévoilement hier de l’entente multilatérale pour l’apprentissage et la garde des jeunes enfants.

L’entente prévoit le transfert d’une somme de 7,5 milliards $ sur 11 ans vers les provinces et les territoires et inclut une mention de l’importance des « besoins particuliers des communautés francophones et anglophones minoritaires », sans préciser toutefois quelles mesures seront prises concrètement pour tenir compte de ces besoins.

« Ce qu’on comprend, c’est que ça va se négocier dans les ententes bilatérales avec chaque province et territoire, d’où l’importance d’assurer que les clauses linguistiques dans ces ententes soient musclées et incluent des mesures ciblées qui garantissent des retombées pour nos communautés, où les besoins en matière de services à la petite enfance en français sont souvent criants », explique M. Johnson.

L’automne dernier, le commissaire aux langues officielles Graham Fraser a émis un rapport brossant un portrait frappant des défis en ce qui a trait à la petite enfance en français. Le commissaire a d’ailleurs recommandé au gouvernement d’intégrer une composante francophone dans son cadre national pour l’apprentissage et la garde des jeunes enfants.

« C’est un enjeu fondamental pour la francophonie. Quand un parent ne peut plus attendre pour une place en français pour son enfant et l’inscrit à un service de garde en anglais, les chances sont grandes que la suite du parcours scolaire va se faire dans cette langue. Les impacts sur la vitalité de nos communautés peuvent être désastreux », souligne M. Johnson.

La FCFA trouve d’ailleurs regrettable que ni la Commission nationale des parents francophones, ni la Fédération nationale des conseils scolaires francophones n’aient été invités à l’annonce d’hier.

La FCFA du Canada est un organisme national qui regroupe les associations francophones porte-parole de neuf provinces et des trois territoires, ainsi que sept organismes nationaux. Elle a  pour rôle de défendre et de promouvoir les droits et les intérêts des francophones à l’extérieur du Québec.