NOS DOSSIERS PRIORITAIRES

Communications et médias

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Pouvoir s’informer sur son milieu en français, avoir accès à une variété de contenus en français à la radio, à la télévision, sur Internet et sur les médias sociaux, se voir et se reconnaître dans les grands médias nationaux : la question des communications est fondamentale pour les francophones vivant en situation minoritaire.

La FCFA entretient des liens de dialogue avec plusieurs acteurs du milieu, dont CBC/Radio-Canada, TV5 Québec-Canada, l’Alliance des radios communautaires du Canada, l’Association de la presse francophone, l’Alliance des producteurs francophones du Canada et le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC).

Nos interventions et prises de position portent sur une variété d’enjeux qui touchent la francophonie, dont :

  • L’avenir des radios et des journaux communautaires francophones
  • L’offre de canaux francophones par les câblodistributeurs et les distributeurs satellite
  • Le reflet des communautés francophones en situation minoritaire à l’antenne de Radio-Canada et de RDI
  • L’offre de contenu canadien et francophone par les services en ligne comme Netflix
  • Les problèmes d’accès à Internet large bande dans les communautés francophones en milieu rural ou éloigné
  • La disponibilité d’applications mobiles francophones

Communiqués

Canada: The Story of Us : Des excuses ne suffiront pas à corriger une série qui divise au lieu d'unir

Ottawa, 12 avril 2017 – La Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada prend acte des excuses présentées par la CBC hier concernant la série historique Canada: The Story of Us, mais estime que celles-ci sont insuffisantes. Considérant les erreurs historiques et omissions dans la série, la FCFA estime que la société d’État a un devoir d’en faire plus, et rapidement, pour corriger le tir avant que CBC : The Story of Us soit utilisée comme outil pédagogique dans les écoles.

« Si on se fie aux deux premiers épisodes, les jeunes apprendront que les premiers Français à s’établir au pays étaient malpropres, y compris Samuel de Champlain, qu’aucun explorateur ne s’est rendu au-delà des Grands Lacs avant l’arrivée des Britanniques ; et surtout, ils concluront que l’Acadie n’a joué aucun rôle dans la fondation du Canada. C’est grave, quand on y pense ! » déclare la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier.

La FCFA est d’avis que les mesures correctives proposées à date par CBC sont, encore une fois, conçues pour faire porter à ceux et celles qui n’ont pas de voix, ou sont mal représentés dans la série, la responsabilité de rectifier les faits.

« CBC dit vouloir ‘ouvrir la conversation’ avec un ‘débat web’. C’est beau, mais il y a de fortes chances que ce seront les francophones, les Acadiens et les autres ‘oubliés’ qui s’y retrouveront pour défendre leur point de vue. Les Canadiens et Canadiennes de la majorité, Monsieur et Madame tout le monde qui regardent la série à la télévision, feront-ils de même ? Qu’on nous permette d’en douter », souligne Mme Lanthier.

La FCFA encourage fortement la CBC de trouver un moyen afin que ceux et celles qui ont été oubliés ou mal représentés dans la série Canada: The Story of Us puissent faire entendre leur voix à une heure de grande écoute. La Fédération verrait bien, par exemple, des entrevues avec des leaders acadiens, francophones et autochtones ayant un autre point de vue des moments spécifiques de l’histoire du Canada. Ces entrevues pourraient être diffusées après chaque épisode subséquent de la série, à heure de grande écoute, et affichées sur la page Web de la série sur le site de CBC.

La FCFA du Canada est un organisme national qui regroupe les associations francophones porte-parole de neuf provinces et des trois territoires, ainsi que sept organismes nationaux. Elle a pour rôle de défendre et de promouvoir les droits et les intérêts des francophones à l’extérieur du Québec.

Décisions du CRTC concernant l'accès à Internet haute vitesse : une excellente nouvelle pour terminer l'année 2016

Ottawa, 22 décembre 2016 – La Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada applaudit les décisions annoncées hier par le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) en ce qui a trait à l’accès à Internet haute vitesse. En plus de déclarer qu’Internet à large bande fait maintenant partie des services de télécommunication de base pour tous les Canadiens, le CRTC a augmenté les vitesses cible en matière de téléchargement et de téléversement, et annoncé la création d’un fonds pour améliorer l’accès à Internet haute vitesse. Ces décisions pourront avoir des retombées positives pour les communautés francophones, en particulier celles qui sont en milieu rural ou éloigné.

« Lorsque nous nous sommes présentés devant le CRTC, au printemps, nous avons parlé des francophones de la péninsule de Port-au-Port, à Terre-Neuve, qui n’ont pas de service cellulaire ou haute vitesse. Nous avons parlé des écoles du Nord de l’Ontario ou du Manitoba qui approchent de leur limite en termes de bande passante, et des francophones de l’Arctique où la bande passante coûte trop cher. Avec cette décision, nous avons l’impression que la voix de ces francophones a été entendue », déclare la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier.

Le CRTC a notamment décidé de décupler la vitesse-cible d’accès minimal à Internet haute vitesse, qui passera à 50Mbps en téléchargement et 10Mbps en téléversement. Ces nouvelles cibles audacieuses dépassent ce que la FCFA avait recommandé au Conseil ce printemps. Par ailleurs, le CRTC créera un fonds afin d’investir jusqu’à 750 millions $ au cours des cinq prochaines années pour bâtir ou améliorer les infrastructures d’accès à Internet haute vitesse dans les régions mal desservies.

« Ces décisions sont importantes pour l’ensemble des Canadiens. Elles le sont plus encore en milieu minoritaire parce que vivre en français au XXIe siècle, ça passe de plus en plus par un accès convenable à Internet haute vitesse. Par exemple, si on dépend d’Internet pour regarder des contenus en français et qu’on n’a pas la bande passante pour faire du streaming, on se retrouve en quelque sorte doublement minoritaire », explique Mme Lanthier.

La FCFA souhaite que le fonds annoncé par le CRTC fasse une réelle différence pour les communautés francophones qui, à date, ont été laissées pour compte dans le virage numérique. À cette fin, la Fédération participera à la consultation qu’entreprendra le Conseil en 2017 pour mieux définir ce nouveau mécanisme de financement.

La FCFA du Canada est un organisme national qui regroupe les associations francophones porte-parole de neuf provinces et des trois territoires, ainsi que neuf organismes nationaux. Elle a  pour rôle de défendre et de promouvoir les droits et les intérêts des francophones à l’extérieur du Québec.

La FCFA demande au diffuseur public de prendre ses responsabilités

Ottawa, 11 mars 2016 – Les citoyens et les citoyennes qui se mobilisent pour dénoncer les commentaires anti-francophones et anti-acadiens sur le site de CBC peuvent compter sur l’appui de la FCFA du Canada. La Fédération applaudit les quelque 120 signataires qui ont fait parvenir cette semaine une lettre au directeur des médias numériques de CBC à ce sujet, et fera parvenir elle-même une lettre au président-directeur général de CBC/Radio-Canada, Hubert T. Lacroix.

«Le rôle du diffuseur public est d’encourager le dialogue et la compréhension entre les Canadiens et les Canadiennes. CBC nuit à cet objectif lorsqu’elle tolère des commentaires qui ont pour effet d’insulter les francophones et d’inciter à la haine envers eux. En solidarité avec les citoyens et citoyennes qui dénoncent cette situation, nous demandons un resserrement significatif de la modération de ces commentaires », déclare la présidente de la FCFA, Sylviane Lanthier.

La Fédération trouve aberrant que CBC laisse des individus profiter de leur anonymat pour publier des commentaires irrespectueux et souvent remplis de faussetés à l’égard des francophones. La FCFA tient à rappeler que d’autres sites ont pris des mesures à cet égard, par exemple en exigeant que les internautes utilisent leur vrai nom ou un compte Facebook pour commenter sur des textes de nouvelles.

« La liberté d’expression est un droit fondamental, mais proférer gratuitement des insultes à l’égard d’un groupe ne l’est pas. Nous en appelons donc nous aussi au sens de l’éthique du diffuseur public et lui demandons de prendre les mesures nécessaires pour que ce genre de commentaires  ne soient plus tolérés », indique Mme Lanthier.

La FCFA du Canada est un organisme national qui regroupe les associations francophones porte-parole de neuf provinces et des trois territoires, ainsi que huit organismes nationaux. Elle a  pour rôle de défendre et de promouvoir les droits et les intérêts des francophones à l’extérieur du Québec.